L’euro a finalement repassé à la hausse le seuil de la parité avec le dollar hier, après une brève incursion sous cette barre dans la matinée, affaibli par des prises de bénéfices, sur fond d’inquiétudes à propos de l’état de l’économie allemande. Mais après la publication d’indicateurs plus rassurants en provenance d’autres économies européennes, les attaques à la baisse contre la monnaie unique ne tardaient pas à se relâcher. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par les nouvelles faisant état que la France a enregistré en septembre 2002 un excédent courant de 1,479 mds EUR et de 21,612 mds EUR sur les neuf premiers mois de l’année, et que l’indice des commandes à l’industrie italienne a rebondi pendant la même période de 10 % par rapport à septembre 2001. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre du ministre délégué au Budget, Alain Lambert, que la croissance de la France devrait s’établir à 1 % en 2002. De plus, les investisseurs ont été très déçus par la chute de 11,4 % des mises en chantier de logements aux États-Unis le mois dernier, soit la baisse la plus forte de cet indice depuis janvier 1994, dans la mesure où la construction constitue la principale locomotive pour les autres secteurs de l’économie. Compte tenu de toutes ces considérations, les marchés ont ignoré les propos tenus par le président de la Réserve de Chicago, Michael Moskow, estimant que la croissance économique américaine devrait s’accélérer en 2003 pour atteindre près de 3,5 % et que la déflation ne menace plus à présent les États-Unis. En effet, on a relevé un courant de ventes bénéficiaires sur le dollar à New York, le faisant négocier en fin de journée à 1,0015, après 0,9992, pour un euro contre 1,0030 la veille, à 1,5730 pour un sterling contre 1,58, à 1,4660 FS contre 1,4640 et à 122,65 yens contre 122,10. Reprise technique des américaines et baisse des européennes En Bourse, les marchés américains des actions étaient en nette hausse hier, sur une chasse aux bonnes affaires après un départ faible, Wall Street progressant finalement de 1,75 % et le Nasdaq de 3,26 %. Bien que les investisseurs continuent à considérer avec scepticisme la situation en Irak après le nouvel avertissement lancé à Bagdad par le président Bush, ils ont pourtant estimé devoir profiter de la baisse de plusieurs titres à la suite des mauvais chiffres de l’immobilier américain, pour les racheter un peu moins cher d’il y a quelques jours, indique-t-on dans les salles de marché pour expliquer ce mouvement. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes sont parvenues à réduire leurs pertes en fin de séance grâce à la fermeté des places américaines. Elles ont pour la plupart terminé en léger repli ou en hausse insignifiante, comme Francfort, au terme d’une journée caractérisée par la maigreur des volumes et le manque d’initiatives en l’absence de visibilité en matière de croissance. À Beyrouth, la livre est restée activement recherchée dans la perspective de la réussite de Paris II. En effet, l’offre du dollar s’est nettement développée permettant à la BDL d’en acheter d’importantes quantités à 1 512,50 LL au lieu de 1 513 LL comme depuis le début de la semaine. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 1 478 actions A de Solidere de 4 7/8 à 4 3/4 $, la hausse de 9 000 certificats GDR de la Blom Bank de 17 1/8 à 17 1/2 $ et la stabilité de 40 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a finalement repassé à la hausse le seuil de la parité avec le dollar hier, après une brève incursion sous cette barre dans la matinée, affaibli par des prises de bénéfices, sur fond d’inquiétudes à propos de l’état de l’économie allemande. Mais après la publication d’indicateurs plus rassurants en provenance d’autres économies européennes, les attaques à la baisse contre la monnaie unique ne tardaient pas à se relâcher. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par les nouvelles faisant état que la France a enregistré en septembre 2002 un excédent courant de 1,479 mds EUR et de 21,612 mds EUR sur les neuf premiers mois de l’année, et que l’indice des commandes à l’industrie italienne a rebondi pendant la même période de 10 % par rapport à septembre 2001. Cela d’autant que...