Depuis hier, Paul-Henri Mathieu est officiellement remplaçant de l’équipe de France de tennis, qui disputera la finale de la Coupe Davis face à la Russie, du 29 novembre au 1er décembre au palais omnisports de Paris-Bercy. Suivant les impératifs de la Fédération internationale de tennis, la FFT a communiqué les noms de quatre titulaires : Sébastien Grosjean, Arnaud Clément, Nicolas Escudé et Fabrice Santoro. Une photographie qui peut bouger une heure avant le tirage au sort, prévu jeudi. Pour preuve, l’an dernier, lors de la finale en Australie, Arnaud Clément avait été écarté au dernier moment de l’équipe au profit de Cédric Pioline. Paul-Henri Mathieu n’a donc aucune raison d’être bouleversé par cette annonce. À Royan, lieu du stage de préparation de la bande à Guy Forget, le jeune Alsacien promène d’ailleurs une démarche fière et assurée. Après sa lésion abdominale contractée le samedi 26 octobre, à la veille du Masters Series de Paris-Bercy, il avait pratiquement tiré une croix sur cette finale. Paul-Henri Mathieu n’est pas loin d’être un miraculé. « J’en ai bluffé plus d’un » Un peu à l’image d’Henri Leconte, sorti de sa boîte et devenu un des héros de la finale 1991 face aux Éats-Unis. Ce qui ne fait que renforcer la confiance de l’Alsacien. « Je ne pensais vraiment faire partie du stage, confie Paul-Henri Mathieu. J’ai été accueilli normalement, sereinement, comme si j’étais toujours là. Comme si je n’étais plus un nouveau. » Souriant, décontracté, Mathieu, qui a achevé l’année 2002 à la 36e place mondiale, apparaît en pleine possession de ses moyens. Hier matin, sur l’un des trois courts couverts en terre battue de Royan, il a eu droit à la même ration de tennis que les autres. « J’espère être au maximum de mes moyens samedi et dimanche, a souligné Mathieu. Je pense retrouver assez vite le niveau de jeu qui était le mien en octobre à Moscou et Lyon. J’en ai bluffé plus d’un en gagnant ces deux tournois d’affilée. Mais pas moi ! Ce n’était pas un miracle. Je pense que je peux encore faire plus. » L’Alsacien ne doute de rien. Même s’il devine que Guy Forget hésitera à lancer dans l’arène d’une finale un joueur vierge de toute expérience dans cette prestigieuse épreuve. « Ça ne veut rien dire du tout, rétorque Mathieu. Ce n’est pas un match de Coupe Davis qui peut me faire perdre les pédales. C’est sûr que j’aurai de la pression, mais c’est ce qui me fait bien jouer. Si Guy m’écarte en me le présentant comme ça, ce sera dur à comprendre... Il faut bien me connaître. »
Depuis hier, Paul-Henri Mathieu est officiellement remplaçant de l’équipe de France de tennis, qui disputera la finale de la Coupe Davis face à la Russie, du 29 novembre au 1er décembre au palais omnisports de Paris-Bercy. Suivant les impératifs de la Fédération internationale de tennis, la FFT a communiqué les noms de quatre titulaires : Sébastien Grosjean, Arnaud Clément, Nicolas Escudé et Fabrice Santoro. Une photographie qui peut bouger une heure avant le tirage au sort, prévu jeudi. Pour preuve, l’an dernier, lors de la finale en Australie, Arnaud Clément avait été écarté au dernier moment de l’équipe au profit de Cédric Pioline. Paul-Henri Mathieu n’a donc aucune raison d’être bouleversé par cette annonce. À Royan, lieu du stage de préparation de la bande à Guy Forget, le jeune Alsacien promène...
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