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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Reprise du dollar

Le dollar a renoué avec la hausse hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des rachats du découvert entraînés par la décision de l’agence de notation financière Moody’s d’abaisser les perspectives des notes du groupe d’assurances allemand Allianz et de sa filiale Dresdner Bank. Cette mesure est venue rappeler aux opérateurs que l’économie européenne ne va pas bien et qu’elle va continuer à avoir des problèmes si la BCE n’abaisse pas ses principaux taux directeurs. Cette perspective a été renforcée par la baisse de la production industrielle dans la zone euro de 0,2 % en septembre et par le recul des commandes dans l’industrie allemande de 1 % pendant la même période. Cela d’autant que le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, qui siège également au sein de la BCE, faisait savoir hier que la tendance est actuellement à la détérioration de la conjoncture dans la zone euro. Un peu plus tôt, le billet vert avait trouvé appui aussi dans l’affaiblissement du yen sur fond d’inquiétudes à propos de l’état du système bancaire japonais. À cet égard, les rumeurs de renationalisation des banques nippones et les problèmes d’inspections bancaires avaient entraîné un regain d’intérêt des Japonais pour les placements en actifs américains et dopé le dollar. Dans ces conditions, les opérateurs ont ignoré l’aggravation du déficit commercial américain en septembre (voir ailleurs) et le maintien de l’excédent commercial dans la zone euro autour de 9,5 mds EUR pendant la même période. Ils ont donc estimé devoir privilégier le dollar sur toute autre monnaie, le négociant finalement à New York à 1,0030 pour un euro contre 1,0085 la veille, à 1,58 pour un sterling contre 1,5815, à 1,4640 FS contre 1,4545 et à 122,15 yens contre 121,00. Les Bourses victimes des prises de bénéfices En Bourse, les marchés américains étaient mitigés en raison des prises de bénéfices et de craintes liées au terrorisme. Ils ont continué à se consolider après chaque hausse comme celle entraînée hier par les propos rassurants du président de la Fed Alan Greenspan devant le Conseil des relations étrangères à Washington. Celui-ci a souligné dans son discours la capacité accrue de l’économie américaine à absorber des chocs imprévus comme ceux du 11 septembre 2001. Mais les opérateurs sont restés nerveux après la découverte d’un engin explosif placé sous une voie ferrée à Prague où se déroulera le sommet de l’Otan. En effet, Wall Street devait finir en baisse de 0,14 % et le Nasdaq de 1,38 %. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient également cédé du terrain, les investisseurs prenant quelques bénéfices sur les valeurs technologiques et de télécoms bien orientées la veille. Les valeurs défensives étaient aussi à la peine après la dégradation par Moody’s de la notation d’Allianz et par Merrill Lynch de celle d’Abbey National. À Beyrouth, on a relevé hier une nette contraction des offres et des demandes du dollar qui a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 513 LL, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, le ton était hier à la stabilité avec le maintien de 19 468 actions A de Solidere à 4 7/8 $, de 6 000 actions B de la même société à 5 $, de 680 actions C de la Banque Audi à 14 3/4 $, de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $ et de 2 392 certificats GDR de la Blom Bank à 17 1/8 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a renoué avec la hausse hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des rachats du découvert entraînés par la décision de l’agence de notation financière Moody’s d’abaisser les perspectives des notes du groupe d’assurances allemand Allianz et de sa filiale Dresdner Bank. Cette mesure est venue rappeler aux opérateurs que l’économie européenne ne va pas bien et qu’elle va continuer à avoir des problèmes si la BCE n’abaisse pas ses principaux taux directeurs. Cette perspective a été renforcée par la baisse de la production industrielle dans la zone euro de 0,2 % en septembre et par le recul des commandes dans l’industrie allemande de 1 % pendant la même période. Cela d’autant que le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, qui siège également au sein de la BCE, faisait...