Lens, défait à Strasbourg puis éliminé de la Ligue des champions, a su rebondir en battant le Paris-SG 3 à 2, dimanche en match décalé de la 15e journée de Ligue 1 de football, pour se replacer à cinq points du leader niçois. Le trio magique artésien Sibierski-Utaka-Moreira (chacun a marqué un but) a fait basculer quasiment à lui seul une rencontre bien mal engagée jusque l’heure de jeu, quand Lens était mené 2-1. « Nous avons parfois été au bord de la rupture, car nous avons encaissé deux buts aux pires moments d’un match, reconnaît Joël Muller, l’entraîneur lensois. C’était un scénario catastrophe pour nous. Mais, une fois encore, l’équipe a su revenir dans le match. » C’est en fait la dixième fois de la saison que les Sang et Or parviennent à revenir dans une rencontre après avoir été menés. Cette caractéristique souligne la grande force morale du vice-champion 2002. « Mais il n’y a pas que cela, insiste Muller. On ne parvient pas à inscrire trois buts à Paris, Munich ou Auxerre avec ces seules valeurs de caractère. » Après quinze journées de championnat, et une première partie de saison chargée d’Europe, les Sang et Or confirment leur statut d’outsiders. Réguler le rythme « Nous réalisons même un meilleur parcours qu’en 1998 quand nous avions également disputé la C1 », remarque Gervais Martel, le président du RC Lens. Pour franchir un cap supplémentaire en Ligue 1, Lens devra toutefois réguler son rythme de croisière et enchaîner une véritable série de résultats positifs adans cette compétition. Reste qu’au-delà du simple bénéfice arithmétique de cette victoire, le RC Lens confirme qu’il peut désormais s’appuyer sur un profil de jeu idéal. Depuis quelques semaines, le schéma global en 4-5-1 concocté par l’entraîneur fait ses preuves. Avec quatre victoires, deux nuls et une seule défaite, le bilan de ce système est même largement positif. « Dans cette configuration, on marque des buts, on joue bien, note Antoine Sibierski, auteur du premier but. Mais l’activité du joueur entre également en ligne de compte. Quand nous n’y sommes pas, cela donne le match de Strasbourg (défaite 2-0). » « À force de jouer ensemble, on trouve aussi nos automatismes, poursuit le milieu de terrain Seydou Keïta. Maintenant, on doit encore régler un petit problème : celui de bien rentrer dans nos matchs à l’extérieur. » De ce point de vue, le prochain rendez-vous à Marseille pourrait être révélateur de l’état de santé actuel du club nordiste.
Lens, défait à Strasbourg puis éliminé de la Ligue des champions, a su rebondir en battant le Paris-SG 3 à 2, dimanche en match décalé de la 15e journée de Ligue 1 de football, pour se replacer à cinq points du leader niçois. Le trio magique artésien Sibierski-Utaka-Moreira (chacun a marqué un but) a fait basculer quasiment à lui seul une rencontre bien mal engagée jusque l’heure de jeu, quand Lens était mené 2-1. « Nous avons parfois été au bord de la rupture, car nous avons encaissé deux buts aux pires moments d’un match, reconnaît Joël Muller, l’entraîneur lensois. C’était un scénario catastrophe pour nous. Mais, une fois encore, l’équipe a su revenir dans le match. » C’est en fait la dixième fois de la saison que les Sang et Or parviennent à revenir dans une rencontre après avoir été...
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