Le dollar a évolué à la hausse dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes attentistes en l’absence d’indicateurs économiques américains. Pourtant, la publication hier d’un rapport de la Bundesbank faisant état d’une maigre croissance du PIB allemand de 0,3 % au troisième trimestre, soit le même rythme qu’au premier et au deuxième trimestres, a déçu les opérateurs dans la mesure où ce développement laisse présager un prochain assouplissement du crédit par la BCE, réduisant l’écart entre les taux européens et américains au profit du dollar. Cela, d’autant qu’on venait d’apprendre que le déficit public allemand risquait à nouveau de dépasser la limite de 3 % du PIB autorisée par le Pacte de stabilité, faute d’économies budgétaires. Cela étant, le marché a ignoré un rapport d’Eurostat révisant en hausse son estimation de l’inflation dans la zone euro cette année, de 2,1 % en septembre à 2,3 % en octobre, qui est censée remettre en question toute perspective d’abaissement des taux d’intérêt européens. Mais les analystes n’ont pas écarté catégoriquement une telle mesure qui pourrait intervenir le mois prochain, surtout que la Commission européenne continue de tabler sur un repli de l’inflation dans la zone euro au début de l’an prochain. Compte tenu de toutes ces considérations et dans l’attente de la publication après-demain de l’indice d’activité des entreprises industrielles américaines en novembre calculé par la Banque de réserve de Philadelphie et les demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, les opérateurs ont hésité de pousser davantage le dollar vers le haut. Il s’est finalement négocié à New York à 1,0085 pour un euro contre 1,0095 vendredi dernier, à 1,5825 pour un sterling contre 1,5805, à 1,4550 FS contre 1,4515 et à 121,05 yens contre 120,45. Morosité des marchés américains et fermeté des européens En Bourse, les marchés américains des actions étaient moroses et volatils en l’absence de nouvelles significatives en provenance de l’économie et des entreprises. La publication d’un plan de redressement financier destiné à éviter une faillite de United Airlines ainsi que des résultats de sociétés moins mauvais que prévu n’ont pas pour autant ému les opérateurs. Le retour sur le devant de la scène des menaces terroristes et l’arrivée des inspecteurs de l’Onu en Irak n’incitent guère les investisseurs à prendre des initiatives. Et Wall Street a fini en baisse de 1,07 % et le Nasdaq de 1,23 %. En Europe, les Bourses avaient pourtant terminé en hausse malgré les nouvelles craintes concernant l’Irak et les mauvaises performances de Wall Street. Elles ont trouvé appui dans les valeurs financières et de la haute technologie qui ont mené le mouvement ascensionnel avec les valeurs de la distribution. À Beyrouth, la livre libanaise continuait à être recherchée dans la perspective du succès de la conférence de Paris II. En effet, le dollar est resté survendu hier, permettant à la BDL d’acheter les excès d’offres en cette monnaie à 1 513 LL, alors qu’elle a été théoriquement fixée à 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 17 029 actions A de Solidere de 5 à 4 7/8 $, la stabilité de 10 000 actions B de la même société à 5 $ ainsi que de 2 167 actions C de la Byblos Bank à 1 1/4 $ et de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a évolué à la hausse dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes attentistes en l’absence d’indicateurs économiques américains. Pourtant, la publication hier d’un rapport de la Bundesbank faisant état d’une maigre croissance du PIB allemand de 0,3 % au troisième trimestre, soit le même rythme qu’au premier et au deuxième trimestres, a déçu les opérateurs dans la mesure où ce développement laisse présager un prochain assouplissement du crédit par la BCE, réduisant l’écart entre les taux européens et américains au profit du dollar. Cela, d’autant qu’on venait d’apprendre que le déficit public allemand risquait à nouveau de dépasser la limite de 3 % du PIB autorisée par le Pacte de stabilité, faute d’économies...