La reprise des inspections n’affectera pas le programme humanitaire
le 16 novembre 2002 à 00h00
La reprise des inspections des armes irakiennes ne devrait pas affecter le programme « pétrole contre nourriture » destiné à subvenir aux besoins de la population, selon un responsable de l’Onu à Bagdad. Le programme humanitaire, en vigueur depuis fin 1996 et qui finance entre autres les inspections des armements, a été durement affecté par la baisse des exportations irakiennes de brut, a déclaré le porte-parole du bureau du programme à Bagdad, Ali Hamati. Selon lui, « 72 % des revenus pétroliers irakiens vont à l’achat de produits alimentaires et médicaux, 2,2 % à la gestion du programme, 25 % à la Commission de compensations et 0,8 % à celle de contrôle, de vérification et d’inspection (COCOVINU) ». La Commission de compensations verse des indemnisations aux personnes et aux compagnies qui avaient souffert des effets de la guerre du Golfe (1991) et dont les dossiers ont été approuvés par les Nations unies. « Je ne crois pas que cette répartition des revenus sera modifiée » avec l’arrivée des inspecteurs de la COCOVINU en Irak après son acceptation de la résolution 1441 du Conseil de sécurité, a-t-il dit. L’Irak a accepté mercredi sans réserve cette résolution qui donne notamment aux experts le droit d’accès même aux palais présidentiels. Une première équipe de 24 experts est attendue dès lundi à Bagdad. Selon M. Hamati, rien n’indique que les fonds alloués à la COCOVINU « aggraveront la situation » du programme humanitaire qui se trouve actuellement à sa 12e phase allant du 30 mai au 25 novembre. Ce programme autorise Bagdad à exporter du brut pour financer des achats d’aliments, de médicaments ainsi que des produits et des équipements civils, pour atténuer l’impact de l’embargo décrété en 1990 par l’Onu, après l’occupation du Koweït (août 1990 - février 1991). « L’Irak voulait réserver plus de 5 milliards de dollars aux besoins humanitaires pour la 12e phase, ce qui signifie qu’il doit vendre pour plus de 7 milliards de dollars de brut, étant donné que 25 % des revenus ne sont pas destinés au programme humanitaire », a ajouté M. Hamati. « Avec cette phase qui tire à sa fin, les revenus n’ont atteint que 4,4 milliards de dollars », a-t-il précisé, pour illustrer l’impact de la baisse des exportations de brut irakien sur le financement de ce programme. Le responsable du programme a estimé que si cette tendance persistait, « nous aurons une situation très sérieuse vers la moitié de l’année prochaine ». Selon le bureau du programme humanitaire à New York, les ventes de brut irakien ont baissé de plus de la moitié la semaine dernière pour atteindre 7,3 millions de barils, générant des revenus estimés à 154 millions de dollars contre des revenus de 430 millions de dollars la semaine précédente. L’Irak accuse régulièrement les États-Unis et la Grande-Bretagne de faire peur aux acheteurs en imposant une formule de fixation rétroactive, en vertu de laquelle le prix du pétrole irakien est calculé en fonction de la moyenne des cours mondiaux durant le mois précédent. Cette formule a été décidée pour empêcher Bagdad d’encaisser directement une surcharge imposée aux acheteurs, le revenu pétrolier de l’Irak devant être déposé dans un compte bancaire supervisé par l’Onu. Selon M. Hamati, l’interruption périodique des ventes pétrolières de l’Irak pour des raisons « politiques », en allusion aux menaces de Washington de frapper ce pays, est à l’origine de la récente baisse des revenus pétroliers.
La reprise des inspections des armes irakiennes ne devrait pas affecter le programme « pétrole contre nourriture » destiné à subvenir aux besoins de la population, selon un responsable de l’Onu à Bagdad. Le programme humanitaire, en vigueur depuis fin 1996 et qui finance entre autres les inspections des armements, a été durement affecté par la baisse des exportations irakiennes de brut, a déclaré le porte-parole du bureau du programme à Bagdad, Ali Hamati. Selon lui, « 72 % des revenus pétroliers irakiens vont à l’achat de produits alimentaires et médicaux, 2,2 % à la gestion du programme, 25 % à la Commission de compensations et 0,8 % à celle de contrôle, de vérification et d’inspection (COCOVINU) ». La Commission de compensations verse des indemnisations aux personnes et aux compagnies qui avaient souffert...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.