MAROC Démarrage difficile pour le nouveau gouvernement de Jettou
le 14 novembre 2002 à 00h00
Le nouveau gouvernement marocain, nommé le 7 novembre par le roi Mohammed VI, connaît un démarrage difficile dans un climat marqué par le scepticisme de la presse et d’une partie du monde politique. Le Premier ministre Driss Jettou, un technocrate de 54 ans proche du roi, a réuni une majorité parlementaire hétéroclite, allant de la gauche au centre droit, semblable à celle que dirigeait son prédécesseur socialiste Abderrahmane Youssoufi. Elle laisse aux islamistes un rôle prépondérant dans l’opposition. Cette équipe constituée assez laborieusement, est à l’image du paysage politique très morcelé qui a résulté des élections législatives du 27 septembre dernier – une situation que le mode de scrutin adopté permettait de prévoir. La presse marocaine s’est fait l’écho des critiques qui ont suivi la répartition des postes ministériels aux six partis de la coalition, avec huit portefeuilles pour chacune des deux formations arrivées en tête du scrutin, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et l’Istiqlal (nationaliste). Des critiques de tout ordre, parfois contradictoires : un renouvellement jugé insuffisant avec la reconduction de nombreux anciens ministres, des doutes sur les critères retenus pour certaines nominations inattendues, la présence de jeunes « technocrates » au détriment de militants politiques, une féminisation jugée trop limitée. L’Économiste, journal proche des milieux d’affaires, a dénoncé hier la confusion qui règne selon lui dans l’organigramme ministériel, les attributions des uns et des autres n’étant pas encore précisées. « Cette pagaille est significative du manque d’objectif et de visibilité du gouvernement actuel », a jugé avec sévérité ce journal qui s’était félicité de la nomination de M. Jettou. Le Quotidien du Maroc (indépendant) a relevé de son côté le malaise qui s’est emparé des députés, affirmant que le « nomadisme » parlementaire « bat son plein ». Ce journal assure que de véritables « transactions » ont lieu, « pour des montants dépassant tout entendement », afin de « recruter » des élus qui acceptent de changer de parti après l’élection.
Le nouveau gouvernement marocain, nommé le 7 novembre par le roi Mohammed VI, connaît un démarrage difficile dans un climat marqué par le scepticisme de la presse et d’une partie du monde politique. Le Premier ministre Driss Jettou, un technocrate de 54 ans proche du roi, a réuni une majorité parlementaire hétéroclite, allant de la gauche au centre droit, semblable à celle que dirigeait son prédécesseur socialiste Abderrahmane Youssoufi. Elle laisse aux islamistes un rôle prépondérant dans l’opposition. Cette équipe constituée assez laborieusement, est à l’image du paysage politique très morcelé qui a résulté des élections législatives du 27 septembre dernier – une situation que le mode de scrutin adopté permettait de prévoir. La presse marocaine s’est fait l’écho des critiques qui ont suivi la...
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