Le dollar est parvenu hier à recouvrer une bonne partie du terrain qu’il avait cédé face aux autres grandes monnaies la veille. Ce mouvement est venu après la déclaration par le président de la Fed Alan Greenspan, devant la commission économique conjointe du Congrès, d’une amélioration de l’état de l’économie américaine (voir ailleurs). Il a été également soutenu par l’annonce de l’acceptation par l’Irak de la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’Onu sur son désarmement. Plus tôt dans la matinée, le billet vert avait profité de la révision en forte baisse par la Commission européenne de ses prévisions de croissance dans la zone euro de 1,8 % à 0,8 % en 2002 et de 2,9 % à 1,8 % en 2003. Il en est de même de la confirmation par le ministre allemand des Finances Hans Eichel que le déficit public de son pays serait compris entre 3,7 % et 3,8 % du PIB cette année qui a pesé sur l’euro dans la mesure où ce déficit dépasse largement l’objectif fixé par le Pacte de stabilité à 3 %. Enfin, le dollar a trouvé appui dans des rumeurs sur une éventuelle intervention de la Banque du Japon pour affaiblir le yen dont la récente appréciation risquait de compromettre la reprise économique nippone. À cela aurait contribué la rencontre qui a eu lieu hier entre le Premier ministre Koizumi et le vice-ministre des Finances pour les Affaires internationales Hurahiko Kuroda. Par ailleurs, la publication par la Banque d’Angleterre d’un rapport trimestriel peu favorable au sterling sur l’inflation britannique a redonné aussi plus d’actualité aux placements en dollar qui s’est finalement négocié à New York à 1,0065 pour un euro contre 1,0125 la veille, à 1,5855 pour un sterling contre 1,59, à 1,4570 FS contre 1,4440 et à 120,20 yens contre 119,70. Réduction des gains des Bourses américaines et des pertes des européennes En Bourse, les marchés américains se sont ancrés dans le vert hier suite à l’acceptation par l’Irak de la résolution 1441 et après le discours encourageant du président de la Fed devant le Congrès. La publication de bonnes nouvelles sur IBM, Wal-Mart, Johnson & Johnson... a également soutenu la cote ainsi que l’annonce par le président George W. Bush qu’il va proposer au Congrès des nouvelles mesures de relance de l’économie. Mais l’apparition d’un courant de ventes bénéficiaires est venue réduire les gains de Wall Street à 0,15 % et du Nasdaq à 0,87 %. Un peu plus tôt, les Bourses européennes étaient parvenues seulement à réduire leurs pertes de la journée, après que l’Irak eut accepté la résolution 1441, éloignant le risque d’une guerre contre ce pays. La reprise de Wall Street est venue aussi donner un coup de frein à la baisse des valeurs européennes, mais dans des marchés mornes et désertés par les investisseurs. À Beyrouth, le dollar a été relativement recherché hier à des fins commerciales dans des proportions dépassant parfois le potentiel de l’offre. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL tout en se négociant entre 1 513,50 et 1 513,75 LL contre 1 513,20 et 1 513,40 LL la veille. À la Bourse de Beyrouth, c’était le statu quo hier avec le maintien de 61 259 actions A de Solidere à 4 3/4 $ et de 1 000 actions B de la même société à 5 $ ainsi que de 1 000 certificats GDR de la Blom Bank à 17 1/8 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est parvenu hier à recouvrer une bonne partie du terrain qu’il avait cédé face aux autres grandes monnaies la veille. Ce mouvement est venu après la déclaration par le président de la Fed Alan Greenspan, devant la commission économique conjointe du Congrès, d’une amélioration de l’état de l’économie américaine (voir ailleurs). Il a été également soutenu par l’annonce de l’acceptation par l’Irak de la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’Onu sur son désarmement. Plus tôt dans la matinée, le billet vert avait profité de la révision en forte baisse par la Commission européenne de ses prévisions de croissance dans la zone euro de 1,8 % à 0,8 % en 2002 et de 2,9 % à 1,8 % en 2003. Il en est de même de la confirmation par le ministre allemand des Finances Hans Eichel que le déficit...