La détérioration de la santé de Slobodan Milosevic et la multiplication des audiences à huis clos impriment un rythme de plus en plus chaotique à son procès qui ne semble plus pouvoir être achevé dans les délais prévus. Hier matin, le procès, qui avait déjà été interrompu toute la semaine dernière, a de nouveau été suspendu sine die par le Tribunal pénal international (TPI) en raison de la mauvaise santé de l’ancien président yougoslave, âgé de 61 ans. Le juge britannique Richard May, qui préside la chambre, a indiqué que M. Milosevic « se dit fatigué » et que sa tension artérielle est trop élevée. Il a ordonné de nouveaux examens médicaux. La volonté que le juge May avait initialement affichée de mener ce procès tambour battant paraît sérieusement compromise. Bon nombre d’observateurs doutent que l’accusation puisse effectivement terminer la présentation de son cas en mai 2003, date butoir que lui avaient assignée les juges. Cela repoussera d’autant la fin du procès, initialement prévue au second semestre 2004. M. Milosevic doit répondre de soixante-six chefs d’inculpation pour son rôle dans les trois grands conflits qui ont déchiré les Balkans dans les années 90 : Croatie, Bosnie et Kosovo. Un premier volet du procès, consacré au Kosovo, s’est achevé à l’été. Depuis la fin septembre, l’accusation a ouvert le chapitre de la guerre de Croatie (1991-1995). À l’exception d’un ou deux « témoins vedettes », dont le président croate Stipe Mesic, entendu début octobre, les autres témoins ont exposé, en long et en large, les détails d’événements survenus il y a dix ans, dans des dépositions peu susceptibles de retenir l’attention du grand public. À ce facteur de désintérêt s’est ajoutée la multiplication des huis clos qui découpent le procès, et parfois une seule et même déposition, en plusieurs tranches séparées, au risque de rendre le tout inintelligible pour les non-initiés. La plupart des journalistes internationaux, à l’exception d’une poignée de journalistes ex-yougoslaves, ont d’ailleurs déserté depuis longtemps la galerie du public. Les juges n’ont pas caché qu’ils étaient particulièrement soucieux de la santé de l’accusé. Un rapport médical, rendu public en juillet, fait état de « risques cardio-vasculaires sérieux » de M. Milosevic.
La détérioration de la santé de Slobodan Milosevic et la multiplication des audiences à huis clos impriment un rythme de plus en plus chaotique à son procès qui ne semble plus pouvoir être achevé dans les délais prévus. Hier matin, le procès, qui avait déjà été interrompu toute la semaine dernière, a de nouveau été suspendu sine die par le Tribunal pénal international (TPI) en raison de la mauvaise santé de l’ancien président yougoslave, âgé de 61 ans. Le juge britannique Richard May, qui préside la chambre, a indiqué que M. Milosevic « se dit fatigué » et que sa tension artérielle est trop élevée. Il a ordonné de nouveaux examens médicaux. La volonté que le juge May avait initialement affichée de mener ce procès tambour battant paraît sérieusement compromise. Bon nombre d’observateurs doutent...
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