Le dollar est resté pratiquement désorienté face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, fluctuant étroitement, tantôt à la hausse tantôt à la baisse, au gré de quelques facteurs souvent contradictoires. D’un côté, il a continué de souffrir des inquiétudes entourant la situation en Irak, dans la mesure où il est très important pour le marché de savoir ce qui va se passer dans ce pays bien que tout le monde s’attend à ce que le président Saddam Hussein accepte finalement la résolution 1441 de l’Onu. Mais d’un autre côté, il a trouvé passagèrement un certain appui dans l’effondrement de l’indice allemand de conjoncture Zew qui mesure les attentes de conjoncture en Allemagne pour les six mois à venir. Ce baromètre, très suivi par les investisseurs, est retombé en novembre à 4,2 pts contre 23,4 pts en octobre, pour le cinquième mois consécutif, témoignant du net tassement de la première économie européenne et pavant la voie à un assouplissement du crédit dans la zone euro avant la fin de ce mois. De plus, les opérateurs ont été sensibilisés hier par la publication des deux enquêtes européennes de conjoncture, mensuelle et trimestrielle, de l’INSEE confirmant la détérioration du climat industriel dans la zone euro et le repli sensible du moral des consommateurs européens en octobre et au courant du troisième trimestre. Cela, d’autant que le vice-président de la Fed, Roger Ferguson, considérait hier, lors d’une conférence à Pittsburg, que les risques de déflation sont faibles aux États-Unis, dont l’économie se trouve bien placée, après le récent assouplissement monétaire, pour une reprise graduelle. Cela étant, et eu égard à l’évolution de Wall Street, le dollar devait finalement se négocier à New York à 1,0120 pour un euro contre 1,0105 la veille, à 1,5895 pour un sterling contre 1,5875, à 1,4440 FS contre 1,4485 et à 119,55 yens contre 119,60. Reprise technique des Bourses sous la conduite de Wall Street En Bourse, les marchés américains des actions se sont affichés dans le vert sur des achats techniques, après trois jours de baisse. Mais les investisseurs restaient préoccupés par la situation en Irak ainsi que par les résultats et les investissements des entreprises. Sur ce dernier front, la confirmation par Motorola de ses prévisions de résultats pour le quatrième trimestre a été bien accueillie ainsi que la nouvelle du rachat par 3M de Corning Precision Lens et des bons résultats de JC Penney... Pourtant, le refus par Philip Morris de confirmer ses prévisions de bénéfices pour 2003 est venu jeter un froid sur la cote. En effet, Wall Street a dû réduire ses gains à 0,32 % alors que le Nasdaq prenait 2,3 %. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient clôturé en hausse, elles aussi, après plusieurs séances de baisse, à la faveur d’un rebond des technologiques, des télécoms, des financières et des pharmaceutiques qui ont publié hier de bons résultats. À Beyrouth, les offres et les demandes du dollar se sont équilibrées dans des volumes minces, sans le moindre recours à la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. En effet, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,20 et 1 513,40 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 27 659 actions A de Solidere de 5 à 4 3/4 $ et la stabilité de 3 000 actions B de la même société à 5 $, dans un marché creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est resté pratiquement désorienté face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, fluctuant étroitement, tantôt à la hausse tantôt à la baisse, au gré de quelques facteurs souvent contradictoires. D’un côté, il a continué de souffrir des inquiétudes entourant la situation en Irak, dans la mesure où il est très important pour le marché de savoir ce qui va se passer dans ce pays bien que tout le monde s’attend à ce que le président Saddam Hussein accepte finalement la résolution 1441 de l’Onu. Mais d’un autre côté, il a trouvé passagèrement un certain appui dans l’effondrement de l’indice allemand de conjoncture Zew qui mesure les attentes de conjoncture en Allemagne pour les six mois à venir. Ce baromètre, très suivi par les investisseurs, est retombé en novembre à 4,2 pts contre...