Karl Lagerfeld, 64 ans, 1 mètre 80, 60 kilos après un régime qui lui a fait perdre 42 kilos en treize mois. Pour expliquer ce changement radical de silhouette, le couturier publie «Le meilleur des régimes» aux éditions Robert Laffont, écrit avec le docteur Jean-Claude Houdret. Certes, Karl Lagerfeld avait un père à la silhouette toujours élancée et une mère « qui ne mangeait jamais ». Svelte et très musclé – il a fait beaucoup de musculation plus jeune – le couturier de Chanel avoue qu’il s’est «laissé aller de plus en plus» dans les années 90. «J’étais trop occupé. J’avais d’autres priorités – les collections, les maisons de mode, la photo –, je n’étais plus mon centre d’intérêt. Mon narcissisme avait peut-être disparu, ou il était en veilleuse, je ne sais pas», dit-il à Ingrid Sischy, rédactrice en chef de la revue new-yorkaise Interview, en première partie de l’ouvrage. Et puis fin 2000, il décide de changer radicalement de mobilier (XVIIIe, vendu aux enchères), de vêtements (japonais), de modifier son apparence pour devenir « un cintre parfait de 60 kilos, poids nécessaire pour porter ce nouveau look ajusté », celui créé par Hedi Slimane, créateur de l’homme Dior dont il est un fervent admirateur. À ceux qui pensent qu’il faut une discipline de fer pour suivre ce régime, Karl Lagerfeld répond qu’il est « essentiel d’avoir le sens de l’humour ». Il raconte par exemple avoir demandé au médecin si à force de maigrir tout n’allait pas « dégringoler », « le visage et aussi le reste ». Et d’expliquer les soins et diverses crèmes qu’il utilise. Lagerfeld se dévoile plus lorsqu’il revient sur son aspect physique d’avant, et qu’on ne voit pas en photo dans le livre sauf sur un croquis fait de sa main : « les bottes, les chemises, les pantalons noirs représentaient une sorte de camouflage (...) Les lunettes noires, l’éventail, c’était comme un mur entre le monde et moi ». « Penser que l’apparence ne compte pas aujourd’hui est un mensonge. Elle permet de vivre en harmonie avec soi-même. Une apparence convenable suffit pour que les gens s’intéressent davantage à votre âme », avoue-t-il. Le docteur Jean-Claude Houdret explique plus prosaïquement en quoi consistent l’obésité et les grands principes de son programme amincissant et livre 120 recettes, du petit-déjeuner aux desserts, mais aussi quelques règles d’hygiène ou d’esthétique.
Karl Lagerfeld, 64 ans, 1 mètre 80, 60 kilos après un régime qui lui a fait perdre 42 kilos en treize mois. Pour expliquer ce changement radical de silhouette, le couturier publie «Le meilleur des régimes» aux éditions Robert Laffont, écrit avec le docteur Jean-Claude Houdret. Certes, Karl Lagerfeld avait un père à la silhouette toujours élancée et une mère « qui ne mangeait jamais ». Svelte et très musclé – il a fait beaucoup de musculation plus jeune – le couturier de Chanel avoue qu’il s’est «laissé aller de plus en plus» dans les années 90. «J’étais trop occupé. J’avais d’autres priorités – les collections, les maisons de mode, la photo –, je n’étais plus mon centre d’intérêt. Mon narcissisme avait peut-être disparu, ou il était en veilleuse, je ne sais pas», dit-il à Ingrid...
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