L’ancien majordome de la princesse Diana a fustigé lundi ceux qui l’accusent d’avoir trahi ses employeurs, de par ses révélations sur les coulisses de Buckingham Palace.Paul Burrell, blanchi des accusations de vol des effets personnels de Diana après l’intervention inattendue de la reine Elizabeth, a affirmé qu’il n’avait rien dit qui n’aurait transparu devant les tribunaux et a nié avoir déclenché une nouvelle vague de scandales autour de la famille royale. « Je ne regrette pas le moindre mot que j’ai prononcé. Je n’ai pas trahi le moindre secret relatif à Sa Majesté la reine ou à la princesse. Je me suis contenté de dire ce qui aurait été dit au tribunal de toute façon », a déclaré Burrell au Daily Mirror. Ces propos de Burrell interviennent alors que des allégations de viol d’un homosexuel impliquant deux domestiques royaux ont fait la une de la presse dominicale britannique. La presse accusait lundi les divers serviteurs de la monarchie de porter atteinte à cette dernière mais veut que toute la lumière soit faire sur cette affaire de viol, ainsi que sur les relations de la famille royale avec la loi. Le tabloïd The Sun juge que les détails du scandale sont moins importants que « l’ensemble sinistre dont ils sont un élément sordide ». « Les serviteurs du palais font honte à la monarchie et menacent son existence », ajoute le Sun. Le conservateur Daily Telegraph trouve pour sa part que la réputation du prince Charles, soigneusement préservée après la mort de Lady Di en 1997 à Paris dans un accident automobile, a subi bien des outrages dans les mains de ses collaborateurs. « Le viol s’est-il oui ou non produit ? Bien que la réponse soit du plus haut intérêt pour les parties concernées, le plus étonnant dans tout ça est que ceux qui travaillaient pour l’héritier du trône sont prêts rejeter toute plainte. » « Je sentais sa présence » George Smith, un ancien domestique royal, affirmait dans le Mail on Sunday qu’il a été violé par l’un des domestiques de Charles en 1989 et que cet homme avait tenté de récidiver lors d’un voyage royal en Égypte en 1995. Smith accuse également Charles de tenter d’étouffer l’affaire. Le domestique qui n’est pas nommé a rejeté sèchement ces accusations dimanche, affirmant qu’il existait des contradictions entre l’article et la déposition de Smith à la police. Durant le procès de Burrell, il a été dit au tribunal que Diana avait enregistré les allégations de Smith et conservé la cassette dans une boîte fermée à clé et placée dans son séjour. Aucune cassette n’a été trouvée et les conjectures quant à son contenu ont alimenté des pages et des pages de la presse dominicale britannique. Un porte-parole du prince Charles a dit qu’il n’avait aucun commentaire à faire autre que le fait que la police n’avait trouvé aucune preuve à l’appui de l’accusation de viol. Quoi qu’il en soit, l’affaire a pris un tour particulier dimanche lorsque l’homme de spectacle Michael Barrymore a affirmé, dans un tabloïd, que Burrell avait tenté de le séduire. Burrell n’a pas apprécié et jugé lundi que Barrymore avait « perdu la boule ». « Tout ce qu’il dit n’est qu’un tissu de mensonges. Ce qu’il prétend n’est que scandale et injustice, tout comme le procès contre moi », a-t-il déclaré au Mirror. « Il existe des vérités auxquelles je dois faire face, et Michael Barrymore n’est pas l’une d’elles. » Un peu auparavant, un Burrell visiblement ému, l’œil humide, était apparu pour la première fois à la télévision depuis l’annulation de son procès. Il y parlait de ses relations proches avec la princesse et de sa ferme résolution de protéger sa mémoire contre ceux qui voulaient « réécrire l’histoire ». Burrell révélait qu’il se rendait de nuit dans les pièces où vivait la princesse, après sa mort, parce qu’il s’y sentait très proche d’elle. « Très souvent, je m’asseyais dans son dressing-room et je sentais sa présence. »
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