Le sourire et les blagues d’Andre Agassi ont charmé Shanghai. Vêtu d’un ensemble traditionnel de soie, l’Américain n’a pas pourtant oublié le devoir qui l’a amené en Chine. À six jours de la fin de la saison, Agassi est le seul à pouvoir détrôner Lleyton Hewitt de son fauteuil de numéro un mondial. Pour arriver à ses fins, le plus que trentenaire devra très certainement remporter la Masters Cup. S’il y parvient, il deviendra le plus vieux joueur à terminer une année au sommet du tennis mondial. Mais Agassi n’a cure des questions d’âge. Les tempes du chauve ne grisonnent pas. Et pour cause : « Ce n’est pas une question d’âge, c’est quand je joue contre quelqu’un de jeune, je ne pense pas à son âge avant d’aller lui commander sa bière », s’amuse-t-il. « Je sais que je suis face à un défi et c’est ce qui me motive, ce qui m’éperonne. » Agassi, arrivé au Convention Centre de Shanghai avec ses sept rivaux, a ravi les dignitaires locaux et les hommes politiques par sa veste chinoise finement brodée. Mais alors qu’Hewitt, Marat Safin, Carlos Moya, Albert Costa, Juan Carlos Ferrero, Roger Federer et Jiri Novak n’ont pas souhaité parler chiffons, l’Américain s’est prêté au jeu de bonne grâce. Agassi sourit, ferme les yeux et hoche la tête de haut en bas lorsqu’on lui fait remarquer sa ressemblance avec Yul Brynner dans Le Roi et moi, avant de dire : « J’adore cet ensemble. Il est génial, non ? » Vie de famille « Ne pensez vous pas qu’ils vont l’adorer quand je vais rentrer à Las Vegas ? J’ai déjà demandé aux organisateurs, ils m’ont dit que je pouvais le garder. Il n’y en a qu’un pour moi, alors je devrai le partager avec Steffi. » « J’adore les tissus, c’est parfait », ajoute-t-il en relevant le col Mao de sa veste bleu et or. Ce qui serait parfait pour l’ancien Kid de Las Vegas, c’est de gagner à Shanghai. Car Agassi n’a cette année remporté aucun tournoi du grand chelem. Il accuse 88 points de retard sur Hewitt, qui devra absolument atteindre au moins les demi-finales du tournoi si l’Américain le gagne sans perdre une rencontre. « Si cela arrive, oui, ce sera génial et je serai très fier. Mais rien n’est encore arrivé pour le moment », commente-t-il. « Il y a sept garçons ici qui sont les meilleurs joueurs de tennis au monde. Il n’y a pas de favoris, tout le monde peut battre tout le monde. » « Ce n’est pas un cliché, c’est comme cela. Donnez-moi une pièce, et je vous dis à pile ou face qui bat qui. Je sais juste que je devrais être à mon meilleur niveau », ajoute Agassi. Champion en 1990, lorsqu’il avait battu Stefan Edberg à Francfort, l’Américain se sent aujourd’hui détendu avant l’échéance. « Encore quelques jours de travail, puis relaxation. J’ai une famille exceptionnelle et une vie de famille fantastique qui m’attendent. Tout cela m’attend, à portée de main. Pour cette raison, je ne ressens pas le besoin de le saisir. Quand je prendrai ma retraite, j’espère que je pourrai me retirer dignement au bon moment », explique Agassi. « Mais pour le moment, je pense pouvoir encore donner plus au tennis. Je peux encore réussir de grandes choses. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le sourire et les blagues d’Andre Agassi ont charmé Shanghai. Vêtu d’un ensemble traditionnel de soie, l’Américain n’a pas pourtant oublié le devoir qui l’a amené en Chine. À six jours de la fin de la saison, Agassi est le seul à pouvoir détrôner Lleyton Hewitt de son fauteuil de numéro un mondial. Pour arriver à ses fins, le plus que trentenaire devra très certainement remporter la Masters Cup. S’il y parvient, il deviendra le plus vieux joueur à terminer une année au sommet du tennis mondial. Mais Agassi n’a cure des questions d’âge. Les tempes du chauve ne grisonnent pas. Et pour cause : « Ce n’est pas une question d’âge, c’est quand je joue contre quelqu’un de jeune, je ne pense pas à son âge avant d’aller lui commander sa bière », s’amuse-t-il. « Je sais que je suis face à un défi...