Israël Le fondateur du Shass refuse de soutenir son propre parti
le 12 novembre 2002 à 00h00
Le fondateur du parti politique israélien Shass (ultraorthodoxe sépharade), Arié Déri, ancien ministre de l’Intérieur, a annoncé hier qu’il ne pourrait apporter son soutien à cette formation pendant la campagne électorale, lui portant ainsi un coup sévère. M. Déri, qui a été libéré de prison en juillet après avoir purgé les deux tiers d’une peine de trois ans de détention pour corruption, a justifié son refus par des motifs juridiques, lors d’une conférence de presse. « J’ai suivi l’avis de mes avocats qui m’ont interdit d’avoir une action politique alors que je suis encore poursuivi par la justice », a-t-il déclaré, allant jusqu’à refuser d’appeler à voter pour son parti, alors que la loi l’y autorise. Selon tous les commentateurs politiques, ce désaveu porte un coup supplémentaire au Shass déjà menacé de chuter aux prochaines législatives, prévues le 28 janvier. Selon les sondages, les voix du Shass devraient se reporter sur différentes formations de la droite. Haïm Ramon maintient sa candidature pour la direction des travaillistes Le député israélien Haïm Ramon, un des trois candidats à la direction du Parti travailliste pour les primaires du 19 novembre, a annoncé hier qu’il restait dans la course bien qu’il soit donné battu par les sondages. « Je reste car je suis le seul à présenter une alternative politique et économique », a affirmé M. Ramon au cours d’une conférence de presse. « De nombreux membres du parti ont fait pression sur moi pour que j’abandonne mais beaucoup d’autres m’ont demandé de continuer », a ajouté M. Ramon. Selon les derniers sondages parus vendredi, la bataille se jouera entre le chef actuel du parti Binyamin Ben Eliezer, un « faucon », et son rival « colombe », Amram Mitzna, maire de Haïfa. Un responsable aux USA pour demander une aide économique Le directeur de cabinet du Premier ministre israélien Ariel Sharon s’est rendu dans la nuit de dimanche à lundi à Washington pour demander une assistance économique américaine d’urgence, a indiqué le quotidien israélien Yediot Aharonot. Selon le journal, qui cite des sources politiques, Dov Weissglas doit demander des garanties du gouvernement américain pour dix milliards de dollars qu’Israël compte emprunter à des conditions avantageuses sur le marché bancaire. La présidence du Conseil à Jérusalem n’a pas été en mesure de confirmer cette information dans l’immédiat. Mais le chef de la diplomatie israélienne Benjamin Netanyahu s’est félicité de cette mission de M. Weissglas. Les juifs australiens furieux contre les parlementaires travaillistes La puissante communauté juive d’Australie pourrait mettre un terme au soutien traditionnel qu’elle accorde au Parti travailliste en raison d’une proposition de loi qu’elle considère comme hostile à Israël, rapportait hier la presse. Le Conseil de la communauté juive australienne a adressé une lettre à tous les parlementaires pour protester contre une proposition de loi émanant d’un parlementaire travailliste demandant la mise en place d’une force de maintien de la paix de l’Onu dans les territoires palestiniens. Selon le quotidien The Australian, le chef de l’opposition Simon Crean risque maintenant de perdre le soutien de la communauté juive en raison de la politique travailliste au Proche-Orient et parce qu’il n’a pas réussi à bloquer ce texte.
Le fondateur du parti politique israélien Shass (ultraorthodoxe sépharade), Arié Déri, ancien ministre de l’Intérieur, a annoncé hier qu’il ne pourrait apporter son soutien à cette formation pendant la campagne électorale, lui portant ainsi un coup sévère. M. Déri, qui a été libéré de prison en juillet après avoir purgé les deux tiers d’une peine de trois ans de détention pour corruption, a justifié son refus par des motifs juridiques, lors d’une conférence de presse. « J’ai suivi l’avis de mes avocats qui m’ont interdit d’avoir une action politique alors que je suis encore poursuivi par la justice », a-t-il déclaré, allant jusqu’à refuser d’appeler à voter pour son parti, alors que la loi l’y autorise. Selon tous les commentateurs politiques, ce désaveu porte un coup supplémentaire au...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.