Le dollar a présenté une grande résistance aux influences baissières en provenance des inquiétudes concernant l’économie américaine après la réduction d’un demi-point en pourcentage du loyer de l’argent aux États-Unis à 1,25 % la semaine dernière et les craintes d’un conflit armé avec l’Irak. Selon les cambistes, ces deux facteurs ont joué un certain rôle dans la détermination de la tendance des marchés des changes dans la journée en l’absence d’autres nouvelles économiques des deux côtés de l’Atlantique pour justifier la poursuite ou l’arrêt des attaques contre le billet vert, le 11 novembre étant férié aux États-Unis pour le Veteran’s Day, et en Europe pour la fête de l’Armistice. Pourtant, les incertitudes entourant les chiffres de l’indice ZEW en novembre, mesurant les attentes de conjoncture en Allemagne pour les six mois à venir, ont contribué à la résistance du dollar. Ce baromètre, qui s’était effondré en octobre pour le 4e mois consécutif, pourrait à nouveau décevoir, selon certains analystes. C’est dans la crainte d’un 5e recul mensuel de cet indice que nombre d’opérateurs ont estimé hier devoir adopter une attitude plus prudente envers l’euro. En outre, les nouvelles selon lesquelles la progression du yen est considérée comme nuisible aux exportations japonaises et que les autorités nippones pourraient être conduites à prévenir une possible intervention sur les marchés sont venues aussi juguler les pressions sur le dollar. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre du vice-ministre des Finances chargé des Affaires internationales au Japon, Haruhiko Kuroda, que son gouvernement prendrait des mesures appropriées si l’appréciation du yen durait. Cela étant, les opérateurs ont dû ignorer en soirée l’annonce que la commission des Affaires étrangères du Parlement irakien a recommandé le rejet de la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’Onu sur le désarmement de l’Irak. Ils ont donc continué à racheter le dollar à New York, le faisant négocier finalement à 1,0105 pour un euro contre 1,0130 vendredi dernier, à 1,5865 pour un sterling contre 1,5915, à 1,4485 FS contre 1,4435 et à 119,55 yens contre 119,80. En Bourse, les marchés américains étaient en baisse hier sur des prises de bénéfices et de mauvaises nouvelles de Hewlett-Packard et de General Electric au terme d’une séance calme en raison de la célébration du Veteran’s Day. De plus, l’atmosphère de la cote est restée marquée par les craintes liées aux risques d’une guerre contre l’Irak après le rejet de la 1441 par une commission parlementaire irakienne. En effet, Wall Street a cédé en clôture 2,09 % et le Nasdaq 2,95 %. En Europe, les Bourses ont aussi terminé en baisse dans un marché sans grand volume et plombé, à l’instar de Wall Street, par les inquiétudes autour de la question irakienne et les mauvaises nouvelles en provenance de certaines banques et sociétés d’assurances. À Beyrouth, on a relevé un certain regain d’intérêt pour les placements en LL dans l’attente de la réunion de Paris II. Le dollar, légèrement survendu, a été ainsi placé sur le marché interbancaire entre 1 513 et 1 513,25 LL et les excès d’offres ont pu être absorbés par la BDL qui l’a fixé au même taux indicatif de 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth c’était le statu quo avec le maintien de 2 500 actions A et de 12 864 actions B de Solidere à 5 $ pour chacune de ces deux catégories. Élie KAHWAGI
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