Rechercher
Rechercher

Actualités

ANIMAUX Willy prend ses quartiers d’hiver

Keiko, l’orque vedette du film «Sauvez Willy», a été déplacé vers sa nouvelle demeure d’hiver dans une baie norvégienne où ses gardiens espèrent qu’il réapprendra la vie sauvage en compagnie de ses congénères, a rapporté l’agence norvégienne NTB. Des responsables des poissonneries norvégiennes ont organisé en collaboration avec l’association de défense de l’orque le déplacement de ce mammifère de cinq tonnes de la baie de Taknes où une première halte avait provoqué un esclandre, vers la baie de Skaalvik où il provoque toujours une grande effervescence attirant des cohortes de touristes et de badauds. Ses gardiens espèrent qu’il reprendra goût à la vie sauvage en jouant avec les autres orques de la baie et en se nourrissant des harengs qui s’y trouvent en abondance et dont il consomme près de 50 kilos par jour. « La plupart des gens considèrent la remise en liberté d’un animal sauvage comme une bonne chose, mais même si cela procède des meilleures intentions, cela peut provoquer des souffrances, peut-être même la mort de l’animal », a déclaré Finn Berntsen, vétérinaire et chercheur, au journal électronique Adresseavisen. Après avoir passé le plus clair de ses vingt-cinq années d’existence en captivité, Keiko a été transféré en 1998, à l’issue d’une vaste campagne internationale pour obtenir sa libération, des États-Unis vers l’Islande pour qu’il puisse se réacclimater à la vie sauvage. Quatre ans plus tard, le cétacé, relâché en juillet, a nagé quelque 1 400 km pour s’établir en Norvège, paradoxalement le seul pays au monde à autoriser la chasse commerciale de ses cousines, les baleines. Mais l’animal ne parvient toujours pas à rompre sa dépendance vis-à-vis des êtres humains : « C’est un miracle qu’il vive. Keiko n’a pas appris de lui-même à s’alimenter ni à développer un lien social avec les autres orques (...). Keiko pourrait être une proie facile pour les autres mâles », affirme le professeur Eivind Roeskaft, de l’Université norvégienne des sciences et technologies. Le fait que Willy ait élu domicile à Skaalvik, dont les eaux sont gelées pendant les mois d’hiver, a suscité un autre débat. Les pisciculteurs se plaignent que l’orque effraie leurs saumons jusqu’à les tuer. D’autres estiment que l’afflux des touristes venus lui rendre visite empêchera de toute façon son retour à l’état sauvage. Il y en a même qui pensent qu’il faudrait le tuer tandis que d’autres estiment qu’il vaudrait mieux le remettre en captivité.
Keiko, l’orque vedette du film «Sauvez Willy», a été déplacé vers sa nouvelle demeure d’hiver dans une baie norvégienne où ses gardiens espèrent qu’il réapprendra la vie sauvage en compagnie de ses congénères, a rapporté l’agence norvégienne NTB. Des responsables des poissonneries norvégiennes ont organisé en collaboration avec l’association de défense de l’orque le déplacement de ce mammifère de cinq tonnes de la baie de Taknes où une première halte avait provoqué un esclandre, vers la baie de Skaalvik où il provoque toujours une grande effervescence attirant des cohortes de touristes et de badauds. Ses gardiens espèrent qu’il reprendra goût à la vie sauvage en jouant avec les autres orques de la baie et en se nourrissant des harengs qui s’y trouvent en abondance et dont il consomme près de 50...