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Rugby La France met le cap sur les All-Blacks

Après sa probante victoire sur l’Afrique du Sud (30-10), l’équipe de France de rugby fourbit ses armes avant de retrouver, samedi au stade de France, la Nouvelle-Zélande pour son deuxième test match automnal. «Quand les Blacks débarquent, cela inspire le respect. Ces gars-là sont les légendes du rugby. Tous les esprits sont déjà tournés vers cette échéance et on a hâte d’y être », a expliqué Raphaël Ibanez, l’un des anciens des Bleus qui a déjà eu l’occasion de croiser le chemin des All-Blacks à plusieurs reprises. À l’inverse de la France, la Nouvelle-Zélande a débuté sa série de test-matches par une courte défaite devant l’Angleterre (31-28). « Ils viennent forcément avec un sentiment de révolte. C’est vrai qu’ils ont été battus, mais en développant ce jeu positif qui est la marque des grandes équipes. Même avec un groupe remanié, les Blacks restent la référence du rugby mondial », a ajouté Ibanez. Auteurs pour leur part d’un match très solide face aux Sud-Africains, les Français entament ce second rendez-vous avec une nation de l’hémisphère Sud dotés d’un capital confiance à toute épreuve. « Il faudra pourtant être très vigilant en défense et montrer les mêmes intentions que face aux Boks, avec cependant des sorties de balles plus rapides et moins de perte de ballon sur les points de rencontre », a affirmé le sélectionneur Bernard Laporte. « Quand on ne donne pas de points à l’adversaire, comme ce fut notre cas devant les Springboks, il faut vraiment qu’il soit très fort pour vous battre », a-t-il poursuivi. Un premier bilan plus tard Comme face aux Sud-Africains, le sélectionneur des Bleus s’appuiera sur sa première ligne, « la meilleure au monde au niveau de l’équilibre », pour désarçonner le bloc des Blacks. « Il faudra les presser haut et fort pour les empêcher de jouer derrière et enrayer cette capacité qu’ils ont à passer par les extérieurs », a-t-il précisé. « Il ne faudra pas non plus oublier les fondamentaux comme la défense et la conquête du ballon et du terrain. L’attaque doit être au service de tout cela. C’est comme la vie, il faut un juste équilibre dans tous les domaines », a-t-il dit. À moins d’un an de la Coupe du monde, l’équipe de France entend aussi profiter de ce nouveau rendez-vous pour affirmer un peu plus ses prétentions dans la conquête du trophée suprême. « Le match de samedi est une nouvelle occasion pour bien nous positionner sur la grille de départ. On ne pourra vraiment tirer un premier bilan qu’après la quinzaine de matches qui vont opposer cet automne les nations du Nord et du Sud ». « On verra alors si l’écart entre ces deux mondes s’est resserré », a encore déclaré Bernard Laporte, qui s’est toutefois dit « bluffé » par la victoire de l’Irlande sur l’Australie (18-9). En conclusion, le coach français a livré « sa » définition du joueur All-Black : « Il est moins agressif que le Sud-africain, aussi organisé que l’Australien et, surtout, il a ce talent que personne d’autre n’a. »
Après sa probante victoire sur l’Afrique du Sud (30-10), l’équipe de France de rugby fourbit ses armes avant de retrouver, samedi au stade de France, la Nouvelle-Zélande pour son deuxième test match automnal. «Quand les Blacks débarquent, cela inspire le respect. Ces gars-là sont les légendes du rugby. Tous les esprits sont déjà tournés vers cette échéance et on a hâte d’y être », a expliqué Raphaël Ibanez, l’un des anciens des Bleus qui a déjà eu l’occasion de croiser le chemin des All-Blacks à plusieurs reprises. À l’inverse de la France, la Nouvelle-Zélande a débuté sa série de test-matches par une courte défaite devant l’Angleterre (31-28). « Ils viennent forcément avec un sentiment de révolte. C’est vrai qu’ils ont été battus, mais en développant ce jeu positif qui est la marque des...