Les baleines, véritable danger pour les multicoques
le 08 novembre 2002 à 00h00
Les voiliers multicoques qui prendront le départ dimanche de la Route du Rhum, s’ils passent à travers la grosse mer et affrontent sans casser les vents forts, devront éviter les baleines qui constituent sur leur route un obstacle infranchissable. Jean le Cam, l’un des favoris, en a fait l’expérience lors de son parcours de qualification fin septembre. À 20 nœuds, sa dérive qui descendait à 4,5 mètres a heurté une baleine. Le choc a découpé une brèche dans la coque. Quelques minutes après son bateau était plein d’eau, son électronique était hors service, le moteur était noyé. Heureusement, il n’était pas trop loin. Son équipe d’assistance, venue avec de puissantes motos-pompes, a sorti quatre tonnes d’eau et après avoir rapatrié l’oiseau blessé jusqu’à Brest a réussi à le réparer pour qu’il soit sur la ligne de départ dimanche. « C’est aléatoire », dit avec philosophie l’architecte du bateau, Vincent Lauriot-Prévost. Avec son complice, Marc Van-Peteghem, ils ont dessiné 9 des 18 multicoques qui partiront de Saint-Malo pour la Guadeloupe. Pour parer à ces dangers, des « crash-box » sont prévus autour des dérives et des foils pour absorber le choc. Le but étant de « limiter les dégâts » et de ramener le bateau. Outre les baleines, les billes de bois ou les conteneurs tombés des cargos constituent un gros danger dans le golfe de Gascogne où ces objets flottants non identifiés (OFNI) sont poussés après un coup de vent. Les baleines ou cachalots, également classées par les marins au rang d’OFNI, se trouvent le plus souvent au confluent des courants chauds et froids notamment au large des Açores, des îles situées au premier tiers du parcours ou plus au sud, vers les îles Canaries. Là, elles prolifèrent. Vingt sept espèces de cétacés y ont été dénombrées et la population est évaluée dans cette zone entre 300 et 350. Chaque mois les bateaux de commerce qui naviguent entre les îles sont endommagés par des collisions. Et inversement, entre 6 et 10 animaux sont retrouvés mortellement blessés sur les plages chaque année.
Les voiliers multicoques qui prendront le départ dimanche de la Route du Rhum, s’ils passent à travers la grosse mer et affrontent sans casser les vents forts, devront éviter les baleines qui constituent sur leur route un obstacle infranchissable. Jean le Cam, l’un des favoris, en a fait l’expérience lors de son parcours de qualification fin septembre. À 20 nœuds, sa dérive qui descendait à 4,5 mètres a heurté une baleine. Le choc a découpé une brèche dans la coque. Quelques minutes après son bateau était plein d’eau, son électronique était hors service, le moteur était noyé. Heureusement, il n’était pas trop loin. Son équipe d’assistance, venue avec de puissantes motos-pompes, a sorti quatre tonnes d’eau et après avoir rapatrié l’oiseau blessé jusqu’à Brest a réussi à le réparer pour qu’il...
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