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Actualités - Chronologie

Les drones armés : un matériel redoutable

Les avions sans pilote armés de missiles sont un matériel redoutable dans la guerre contre le terrorisme, sans risque pour la vie de ceux qui les mettent en œuvre et précis pour détruire de petites cibles mouvantes comme la voiture de membres d’el-Qaëda dimanche au Yémen. Outre épargner la vie d’un pilote, le recours à ces drones présente l’avantage majeur de permettre une réaction immédiate, doublé d’un effet de surprise total, dès lors que ses caméras ont repéré une cible potentielle. Au pire, le drone est abattu par la défense aérienne adverse ou est victime d’un incident technique (les États-Unis en ont perdu plusieurs au Kosovo, en Afghanistan et en Irak), soit une perte de trois millions de dollars s’il s’agit d’un Predator, comme celui vraisemblablement utilisé au Yémen. Les industriels de l’armement développent depuis plusieurs années des drones. À l’origine, ces appareils avaient une vocation principale de reconnaissance. Dotés de caméras, d’appareils photographiques et de transmetteurs satellitaires, ils permettaient à des troupes au sol d’avoir une « vue » à lointaine distance des positions ennemies. Ils ont fait leurs preuves dans les Balkans et sont utilisés en Afghanistan (depuis 2001), en Irak pour surveiller les zones d’exclusion aérienne au nord et au sud, et aux Philippines (depuis mars) pour traquer les rebelles d’Abu Sayyaf. Ils peuvent être utiles contre les narcotrafiquants en Amérique latine. L’ajout d’un ou plusieurs missiles de type Hellfire à l’avion sans pilote – une décision récente – en fait une arme redoutable. Dès lors que les Américains ont la certitude que l’objectif est une cible à neutraliser, ils actionnent par télécommande le départ du missile. Dans le cas du Yémen, le véhicule a explosé, tuant ses six occupants. Les principaux drones américains sont le Predator et le Global Hawk, dont la vocation première est de transmettre des images à des stations de réception au sol. Volant à très haute altitude, ayant un long rayon d’action, ces appareils sont appelés à être de plus en plus fréquemment utilisés dans les conflits. Le Predator RQ-1, en service depuis juin 1994, a une autonomie d’environ 700 km. Il pèse 1 020 kg pour une longueur de 8,22 m, avec une hauteur de 2,1 m et une envergure de 14,8 m. Le Global Hawk RQ-4A, en service depuis février 1998, peut fournir une imagerie précise, presque en temps réel, de larges zones géographiques. D’un poids de 11,6 tonnes, il mesure 13,4 m de long sur 35 m d’envergure.
Les avions sans pilote armés de missiles sont un matériel redoutable dans la guerre contre le terrorisme, sans risque pour la vie de ceux qui les mettent en œuvre et précis pour détruire de petites cibles mouvantes comme la voiture de membres d’el-Qaëda dimanche au Yémen. Outre épargner la vie d’un pilote, le recours à ces drones présente l’avantage majeur de permettre une réaction immédiate, doublé d’un effet de surprise total, dès lors que ses caméras ont repéré une cible potentielle. Au pire, le drone est abattu par la défense aérienne adverse ou est victime d’un incident technique (les États-Unis en ont perdu plusieurs au Kosovo, en Afghanistan et en Irak), soit une perte de trois millions de dollars s’il s’agit d’un Predator, comme celui vraisemblablement utilisé au Yémen. Les industriels de...