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Associations Exposition originale de Mabrouk à la Résidence des Pins

L’association Mabrouk a organisé lundi soir, à la Résidence des Pins, une activité pas comme les autres pour promouvoir son artisanat, réalisé par des femmes qu’elle emploie pour leur éviter la misère sociale. Des dames et jeunes filles de la société se sont portées volontaires pour exposer les différents articles de l’artisanat: certaines d’entre elles ont défilé en «abayas», et une vingtaine d’autres ont décoré les tables avec les nappes de Mabrouk et leurs propres services. « Nous sommes des amies de l’association et des acheteuses régulières », nous expliquent Denise Arida et Andrée Tayar, deux des «exposantes». «On nous a demandé de mettre en valeur les nappes Mabrouk en décorant des tables avec nos propres services.» Il était aisé de constater combien ces dames y avaient mis du cœur, les tables étant parfaitement décorées et mettant en valeur des nappes d’une grande beauté. Celles-ci et les autres articles, comme les très belles «abayas », étaient mis en vente à l’intention des invités. Mabrouk est une ONG fondée durant la guerre par un groupe de bénévoles avec, à leur tête, la présidente de l’association, Gilberte Abou Hamad, à l’intention de femmes ayant souffert des conséquences de la guerre, notamment celles qui viennent de familles déplacées. Il s’agit d’un ouvroir où ces femmes peuvent gagner dignement leur vie sans avoir besoin d’assistance. Les quelque 150 ouvrières employées aujourd’hui par l’association ont souvent une expérience en broderie, mais elles sont quand même suivies par des personnes de l’association qui les aident à perfectionner leurs techniques. Et surtout, comme le précise Rosy Boulos, responsable de la presse à l’association, «le recrutement des femmes n’obéit à aucune restriction confessionnelle ou autre, d’où le fait que celles qui collaborent avec nous sont issues des différentes régions libanaises ». Elle précise que «l’association fournit aux femmes tout le matériel dont elles ont besoin afin qu’elles travaillent tranquillement chez elles ». Et d’ajouter : «Nous avons organisé cette activité dans la Résidence des Pins à l’invitation de Catherine Lecourtier, épouse de l’ambassadeur de France, qui a aimé témoigner son appréciation du travail de Mabrouk en nous recevant ici.» Il faut préciser que Mabrouk est une œuvre sociale de la société Saint-Vincent-de-Paul, fondée par Frédéric Ozanam en France, en 1833, et implantée au Liban en 1860. Mabrouk s’autofinance par la vente de ses produits artisanaux lors d’activités comme celle qui a eu lieu lundi, ou dans ses deux points de vente: imm. Daouk, rue Omar Daouk au centre-ville, et à Bourj Hammoud, face au stade municipal de ce quartier, imm. Saint-Vincent-de-Paul. S.B.
L’association Mabrouk a organisé lundi soir, à la Résidence des Pins, une activité pas comme les autres pour promouvoir son artisanat, réalisé par des femmes qu’elle emploie pour leur éviter la misère sociale. Des dames et jeunes filles de la société se sont portées volontaires pour exposer les différents articles de l’artisanat: certaines d’entre elles ont défilé en «abayas», et une vingtaine d’autres ont décoré les tables avec les nappes de Mabrouk et leurs propres services. « Nous sommes des amies de l’association et des acheteuses régulières », nous expliquent Denise Arida et Andrée Tayar, deux des «exposantes». «On nous a demandé de mettre en valeur les nappes Mabrouk en décorant des tables avec nos propres services.» Il était aisé de constater combien ces dames y avaient mis du cœur, les...