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Auto - Rallye d’Australie Gronholm seul sur son nuage

Victorieux à nouveau en Australie, dimanche à Perth, Peugeot domine le championnat du monde des rallyes automobiles comme jamais un constructeur n’a réussi à le faire. La concurrence paraît impuissante. Et la firme française est décidée à ne pas en rester là. « Pour la dernière épreuve en Grande-Bretagne, nous essaierons encore de gagner, de réussir le doublé, prévenait Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Nous n’allons quand même pas laisser la victoire aux autres sous prétexte que nous avons trop gagné cette saison. » Certains esprits grincheux trouvent en effet que les succès à répétition des Peugeot 206 rendent le championnat ennuyeux, sans intérêt. Les pilotes ne partagent pas du tout cet avis. « Quand on regarde les positions au championnat, on se rend compte que la course au titre mondial aurait pu être très serrée, indécise jusqu’au bout. Mais il y avait Gronholm, analysait Colin McRae dès jeudi. Si ennui il y a, c’est de sa faute, pas celle de Peugeot. Marcus réalise une saison exceptionnelle. » « Robot extraterrestre » Cinq pilotes, de Richard Burns (34) à Rovanpera (30), du deuxième au sixième, soit quand même trois pilotes Peugeot avec Panizzi face aux deux de Ford, Colin McRae et Carlos Sainz, se tiennent effectivement en quatre points. Et Petter Solberg (Subaru Impreza) n’est pas loin lui non plus (27). Seulement voilà, Gronholm est seul sur son nuage avec 43 points d’avance sur Burns. En Australie, comme souvent cette saison, Marcus Gronholm a survolé son sujet de manière impressionnante. Le Finlandais reconnaissait même que « ce succès, le cinquième cette année, avait été l’un des plus faciles ». Depuis janvier, le champion du monde a acquis une plénitude qui fait de lui « le » meilleur pilote actuel. Intouchable sur terre, neige et glace, tout près de devenir l’égal des spécialistes de l’asphalte, « sauf peut-être de Gilles (Panizzi) », note, modeste, l’intéressé, Gronholm n’a pas d’égal aujourd’hui. « Panizzi est persuadé que Gronholm est un robot extraterrestre, manipulé de l’extérieur par un savant fou. Je crois plus simplement qu’il est naturellement doué, avec une parfaite confiance en lui, renforcée par sa décontraction naturelle. Il est zen, imperméable au doute », juge François-Xavier Demaison, l’ingénieur du champion du monde. « Ils n’ont pas fini de souffrir » Doté d’un mental d’acier, le Finlandais fait souvent craquer ses adversaires. Ainsi, Burns n’est toujours pas parvenu à s’imposer depuis qu’il a rejoint l’équipe Peugeot. À chaque fois qu’il s’apprête à toucher au but, l’Anglais part à la faute. Et pourtant, le Britannique n’est pas n’importe qui. Champion l’an passé, il bénéficie aujourd’hui de cette 206 « arme fatale » des rallyes. Mais voilà, comme beaucoup, Colin McRae entre autres, Burns nourrit un « complexe Gronholm ». « Gronholm est capable de maintenir un rythme proche du maximum sans jamais aller à la faute. Et, comme son deuxième titre va encore renforcer sa confiance, ses adversaires n’ont pas fini de souffrir », prévient Demaison. À commencer dans quinze jours au pays de Galles, à Cardiff pour l’ultime épreuve de la saison, le rallye de Grande-Bretagne (14-17 novembre), où Burns et McRae, chez eux, aimeraient s’imposer. Le premier surtout qui est toujours à la recherche d’un premier succès chez Peugeot. « Je pense qu’en Grande-Bretagne j’aurai la même confiance, la même motivation », avertissait cependant Gronholm dimanche soir à Perth.
Victorieux à nouveau en Australie, dimanche à Perth, Peugeot domine le championnat du monde des rallyes automobiles comme jamais un constructeur n’a réussi à le faire. La concurrence paraît impuissante. Et la firme française est décidée à ne pas en rester là. « Pour la dernière épreuve en Grande-Bretagne, nous essaierons encore de gagner, de réussir le doublé, prévenait Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Nous n’allons quand même pas laisser la victoire aux autres sous prétexte que nous avons trop gagné cette saison. » Certains esprits grincheux trouvent en effet que les succès à répétition des Peugeot 206 rendent le championnat ennuyeux, sans intérêt. Les pilotes ne partagent pas du tout cet avis. « Quand on regarde les positions au championnat, on se rend compte que la course au titre mondial...