Affaire Elf Dumas et Deviers-Joncour à nouveau devant les juges
le 05 novembre 2002 à 00h00
Le procès en appel de l’ancien ministre socialiste français Roland Dumas, dans l’affaire des abus de biens sociaux commis aux dépens du groupe pétrolier Elf, s’est ouvert lundi à Paris. Outre M. Dumas, ex-ministre des Affaires étrangères du président (1981-1995) François Mitterrand, et son ex-maîtresse Christine Deviers-Joncour, les ex-numéros 1 et 2 d’Elf, se sont retrouvés lundi face aux juges. Leur procès doit durer jusqu’au 25 novembre. À l’issue du premier procès, une grande partie des faits imputés à l’ancien ministre avait été abandonnée. Mais la justice lui reproche toujours des recels d’abus de biens sociaux pour avoir bénéficié des largesses de Mme Deviers-Joncour – notamment la jouissance d’un très bel appartement à Paris et divers cadeaux –, alors qu’il n’ignorait rien de l’origine douteuse de ses revenus. Mme Deviers-Joncour, condamnée à trois ans de prison dont 18 mois fermes, devra convaincre les juges de la réalité de ses prestations au sein de la compagnie pétrolière. Principale inconnue de ce second procès : que diront Loïk Le Floch-Prigent et Alfred Sirven, anciens numéros 1 et 2 du groupe Elf ? Alfred Sirven, 75 ans, proclamé « deus exmachina » du système Elf, jusqu’ici parfaitement muet et condamné à 4 ans ferme, il a également fait savoir depuis sa prison parisienne, où il est incarcéré, qu’il allait « dire précisément quelle est sa place dans cette affaire », selon l’un de ses défenseurs, Me Éric Turcon.
Le procès en appel de l’ancien ministre socialiste français Roland Dumas, dans l’affaire des abus de biens sociaux commis aux dépens du groupe pétrolier Elf, s’est ouvert lundi à Paris. Outre M. Dumas, ex-ministre des Affaires étrangères du président (1981-1995) François Mitterrand, et son ex-maîtresse Christine Deviers-Joncour, les ex-numéros 1 et 2 d’Elf, se sont retrouvés lundi face aux juges. Leur procès doit durer jusqu’au 25 novembre. À l’issue du premier procès, une grande partie des faits imputés à l’ancien ministre avait été abandonnée. Mais la justice lui reproche toujours des recels d’abus de biens sociaux pour avoir bénéficié des largesses de Mme Deviers-Joncour – notamment la jouissance d’un très bel appartement à Paris et divers cadeaux –, alors qu’il n’ignorait rien de...
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