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Actualités - Opinion

Le faux sacré consacré

Qui s’y connaît mieux en sacré qu’un évêque, spirituel au point que rien de ce qui est humain ne lui est étranger ou indifférent ? Qui peut mieux dire que Mgr Audeh que la justice est respectable mais faillible, comme toute entreprise séculaire ? Aucune institution n’est sacrée aux yeux de la Constitution, pour la bonne raison qu’elle-même, matrice présumée d’un État de droit, ne l’est pas. Il ne peut y avoir d’instance incontestable, car elle en deviendrait irresponsable. Sauf, bien entendu, dans un système totalitaire où seule la nomenklatura au pouvoir se délecte des chairs faisandées présentées à table. Il est extrêmement préjudiciable, en termes de société prétendument démocratique, que l’État interdise au nom de la paix civile des manifestations contre ses propres incivilités politico-judiciaires. Et il est surtout regrettable que des députés (!) surenchérissent d’allégeance à un absolutisme qui s’abrite derrière un faux sacré, tout comme les rois se proclamaient jadis monarques de droit divin. J.I.
Qui s’y connaît mieux en sacré qu’un évêque, spirituel au point que rien de ce qui est humain ne lui est étranger ou indifférent ? Qui peut mieux dire que Mgr Audeh que la justice est respectable mais faillible, comme toute entreprise séculaire ? Aucune institution n’est sacrée aux yeux de la Constitution, pour la bonne raison qu’elle-même, matrice présumée d’un État de droit, ne l’est pas. Il ne peut y avoir d’instance incontestable, car elle en deviendrait irresponsable. Sauf, bien entendu, dans un système totalitaire où seule la nomenklatura au pouvoir se délecte des chairs faisandées présentées à table. Il est extrêmement préjudiciable, en termes de société prétendument démocratique, que l’État interdise au nom de la paix civile des manifestations contre ses propres incivilités...