Le dollar s’est effrité à New York face aux autres grandes monnaies, après un bon départ sur les places asiatiques et européennes. À cela aurait contribué le renversement de la tendance à Wall Street hier, en l’absence d’indicateurs économiques en provenance des États-Unis. De plus, la publication de statistiques européennes plutôt encourageantes a eu un effet négatif sur le billet vert, profitant surtout à l’euro qui est parvenu à franchir à la hausse le seuil psychologique de 0,98 $. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par l’annonce de la Banque centrale européenne (BCE) que la zone euro a enregistré en août une entrée nette de capitaux étrangers de 6,2 milliards d’euros en termes d’investissemennts directs et de portefeuilles, après une sortie nette de capitaux de 2,2 mds EUR un an plus tôt, soit sur les huit premiers mois de 2002 une entrée nette de capitaux de 12,7 mds EUR contre une sortie nette de capitaux de 116,8 mds EUR pour la période correspondante de 2001. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre aussi que la balance des comptes courants de la zone euro a enregistré en août un excédent de 9,7 mds EUR contre 5,3 mds EUR un an plus tôt et 29,2 mds EUR sur les huits premiers mois de 2002 contre 23,6 mds EUR sur la même période de 2001. Cela étant et compte tenu aussi de la croissance de la masse monétaire M3 dans la zone euro de 7,4 % en septembre contre 7 % en août, écartant toute crainte d’un assouplissement de la politique du crédit de la BCE lors de la réunion après-demain de son conseil des gouverneurs, les marchés se sont montrés indifférents vis-à-vis d’une statistique allemande générale-ment très suivie. De fait, la rechute de l’indice IFO mesurant le climat des affaires dans la première économie européenne à 87,7 pts en octobre contre 88,2 pts en septembre est passée presque inaperçue. En effet, le dollar devait se négocier finalement à New York à 0,9845 pour un euro contre 0,9765 vendredi dernier, à 1,56 pour un sterling contre 1,5505, à 1,4885 FS contre 1,5025 et à 123,60 yens contre 124,30. Volatilité des Bourses américaines et hausse des européennes En Bourse, les marchés américains des actions ont été très volatils en ce début de semaine. C’est ainsi qu’après une progression initiale attribuée à la hausse des technologiques et des financières, la cote américaine a reviré vers le bas sur des prises de gains, pour fluctuer irrégulièrement par la suite. En clôture, Wall Street a abandonné 0,9 % et le Nasdaq 1,16 %. Pourtant, les Bourses européennes avaient débuté la semaine hier en forte hausse, malgré l’inversion de tendance à Wall Street. Elles ont été entraînées par le rebond des valeurs technologiques et financières, après que Salomon Smith Barney eut relevé ses prévisions de résultats pour Infineon d’un côté, et des nouvelles de fusion entre certaines banques du Vieux Continent d’un autre côté. À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché quoique dans des proportions ne dépassant pas le potentiel de l’offre en cette monnaie. Mais, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1501 et 1 514 LL, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié invariablement entre 1 513,75 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 500 certificats GDR de la Blom Bank de 17 à 17 1/8 $, la stabilité de 2 500 actions A de Solidere à 4 $ et de 5 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar s’est effrité à New York face aux autres grandes monnaies, après un bon départ sur les places asiatiques et européennes. À cela aurait contribué le renversement de la tendance à Wall Street hier, en l’absence d’indicateurs économiques en provenance des États-Unis. De plus, la publication de statistiques européennes plutôt encourageantes a eu un effet négatif sur le billet vert, profitant surtout à l’euro qui est parvenu à franchir à la hausse le seuil psychologique de 0,98 $. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par l’annonce de la Banque centrale européenne (BCE) que la zone euro a enregistré en août une entrée nette de capitaux étrangers de 6,2 milliards d’euros en termes d’investissemennts directs et de portefeuilles, après une sortie nette de capitaux de 2,2 mds EUR un...