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Signaux positifs à la Turquie

Le sommet de Bruxelles a permis d’adresser vendredi quelques nouveaux signaux positifs à la Turquie, pays candidat à l’entrée dans l’Union européenne depuis 1999, mais l’ouverture de négociations d’adhésion n’est toujours pas d’actualité. Dans leurs conclusions, les chefs d’État et de gouvernement des Quinze « se félicitent des mesures importantes prises par la Turquie » pour remplir les critères politiques requis avant les négociations. Ils saluent aussi les « avancées » enregistrées dans le domaine économique et en matière d’intégration de la législation communautaire. « La perspective de l’ouverture de négociations s’en trouve ainsi rapprochée », soulignent les Quinze, mais aucune date n’est encore évoquée. Alors que le projet de conclusions du sommet se contentait de constater que la Turquie avait pris ces mesures jugées importantes, la formulation finalement retenue qui « se félicite » de l’effort accompli se veut « plus chaleureuse », a-t-on observé de source proche de la présidence danoise des Quinze. L’UE ajoute qu’elle « encourage » Ankara à poursuivre le processus engagé. Elle prévoit de préparer, en vue du sommet européen de Copenhague les 12 et 13 décembre, « les éléments permettant de décider de l’étape suivante de la candidature » turque, sans toutefois en préciser le contenu. Cette formule assez vague pourrait cependant décevoir à Ankara, où l’on insiste depuis plusieurs mois sur la nécessité de fixer enfin une date d’ouverture des négociations, alors que du côté de l’UE, cette demande apparaît encore prématurée. Le président français Jacques Chirac a ainsi estimé que « tous les Européens sont impressionnés par les progrès faits récemment par la Turquie, notamment dans le domaine des droits de l’homme, mais ils sont obligés de constater que ces progrès sont encore insuffisants ». « À partir de là, il est très difficile de fixer des dates », a-t-il observé, ajoutant que l’on pouvait néanmoins fixer des « espoirs, des ambitions ». Le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, est resté ouvert dans la perspective de Copenhague, en indiquant que l’UE « va suivre ces sept prochaines semaines les développements en Turquie de très près » et « alors procéder à une évaluation définitive ». Cette semaine déjà, le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, avait fait savoir que l’Allemagne entendait « tout faire pour obtenir le signal le plus positif possible » à Copenhague envers la Turquie, sans pour autant préciser « à quoi ressemblera » ce signal. En plein sommet, le ministre turc des Affaires étrangères, Sukru Sina Gurel, a de son côté haussé le ton en affirmant que « si l’Union européenne ne prend pas la décision d’entamer des négociations d’accession avec la Turquie en 2003, les relations UE-Turquie souffriront et la Turquie devra réexaminer tous les aspects de ses relations avec l’Union ». La question de la Turquie pourrait revenir à l’ordre du jour dès lundi lorsque les dirigeants des pays candidats se rendront à Copenhague à l’occasion d’un sommet avec la présidence danoise pour faire le point après le sommet de Bruxelles. Mais pour l’heure, l’UE a le regard tourné vers une échéance capitale pour la Turquie : les toutes prochaines élections législatives anticipées du 3 novembre.
Le sommet de Bruxelles a permis d’adresser vendredi quelques nouveaux signaux positifs à la Turquie, pays candidat à l’entrée dans l’Union européenne depuis 1999, mais l’ouverture de négociations d’adhésion n’est toujours pas d’actualité. Dans leurs conclusions, les chefs d’État et de gouvernement des Quinze « se félicitent des mesures importantes prises par la Turquie » pour remplir les critères politiques requis avant les négociations. Ils saluent aussi les « avancées » enregistrées dans le domaine économique et en matière d’intégration de la législation communautaire. « La perspective de l’ouverture de négociations s’en trouve ainsi rapprochée », soulignent les Quinze, mais aucune date n’est encore évoquée. Alors que le projet de conclusions du sommet se contentait de constater que la...