Le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à préserver ses gains de la matinée hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, après le revirement vers le bas de Wall Street sur des ventes bénéficiaires. De ce fait, les opérateurs n’ont pas tardé à reléguer au second plan la diminution du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 25 000 la semaine dernière (à 389 000), estimant devoir alléger leurs positions en dollar. Ils ont été encouragés en cela par les perspectives de maintien des taux d’intérêt dans la zone euro à leur niveau actuel relativement élevé (3,25 %) lors de la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi prochain. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les prix à la consommation ont progressé de 1,1 % sur un an en Allemagne le mois dernier et de 1,8 % en France pendant la même période, témoignant de la persistance de quelques pressions inflationnistes qui empêche la BCE d’assouplir sa politique de crédit. De plus, ils ont été sensibilisés par l’annonce de l’Office des statistiques nationales en Grande-Bretagne que les ventes de détail britanniques ont augmenté de 0,4 % en septembre par rapport à août et de 4,6 % en glissement annuel, privilégiant le sterling sur le dollar. Il en est de même de la nouvelle hausse de l’excédent commercial japonais de 8,7 mds de $ le mois dernier après 8,6 mds de $ en août, redonnant plus d’actualité aux placements en yen. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est montré vulnérable en fin de journée, se négociant à New York à 0,9780 pour un euro contre 0,9765 la veille, à 1,5545 pour un sterling contre 1,5490, à 1,5005 FS contre 1,5035 et à 124,45 yens contre 124,60. Fragilité des Bourses US et redressement des européennes En Bourse, les marchés américains des actions ont évolué irrégulièrement dans les deux sens avant de renouer avec la baisse, Wall Street affichant en clôture un recul de 2,08 % et le Nasdaq de 1,63 %. Selon les analystes, le marché a marqué une pause hier après la forte hausse enregistrée au cours des deux dernières semaines. Et d’ajouter que les derniers résultats trimestriels de sociétés publiés par Tyco, Kodak, AIG, Bristol-Myers, ConocoPhillips... n’ont pas été mauvais, mais n’ont pas été très bons non plus. En outre, le cadre géopolitique restait incertain, le Conseil de sécurité des Nations unies continuant à travailler sur une résolution sur l’Irak. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient au contraire fini toutes en hausse, bénéficiant de la bonne orientation des valeurs de l’assurance, de la haute technologie et de la pharmacie. Elles ont été en outre quelque peu rassurées par le fait que le groupe mécanique helvético-suédois ABB semble en mesure de faire face à ses difficultés. À Beyrouth, offre et demande du dollar continuaient de s’équilibrer sans le moindre recours à la BDL qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. En effet, le billet vert, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être invariablement négocié aussi entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, toujours sans relief, on a relevé la baisse de 500 certificats GDR de la Blom Bank de 17 1/8 à 17 $ et la stabilité de 2 491 actions A de Solidere à 4 $ ainsi que de 280 actions B de la même société à 4 5/8 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à préserver ses gains de la matinée hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, après le revirement vers le bas de Wall Street sur des ventes bénéficiaires. De ce fait, les opérateurs n’ont pas tardé à reléguer au second plan la diminution du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 25 000 la semaine dernière (à 389 000), estimant devoir alléger leurs positions en dollar. Ils ont été encouragés en cela par les perspectives de maintien des taux d’intérêt dans la zone euro à leur niveau actuel relativement élevé (3,25 %) lors de la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi prochain. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les prix à la consommation ont progressé de 1,1 % sur...