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Actualités - Chronologie

FRANCE Le gouvernement Raffarin adopte une loi sécuritaire beaucoup plus répressive

Le gouvernement français a adopté mercredi un projet de loi sur la sécurité intérieure beaucoup plus répressif que la législation en vigueur et visant surtout, selon l’opposition de gauche, les jeunes et les marginaux. Le projet, présenté par le ministre de l’Intérieur très actif Nicolas Sarkozy, vise à interdire de faire la prostitution sur la voie publique, à pénaliser la mendicité et les installations illicites de gens du voyage. Les menaces verbales contre la police et les regroupements de jeunes dans les entrées d’aimmeubles seront également pénalisés et des moyens supplémentaires, notamment informatiques, seront octroyés aux forces de sécurité. Il s’agit de garantir la sécurité « des plus modestes, ceux qui comptent sur l’État parce qu’ils n’ont personne d’autre pour les défendre, ceux qui, depuis tant d’années, ont été les oubliés », a déclaré M. Sarkozy, ancien maire de Neuilly-sur-Seine, la plus résidentielle et la plus chic des banlieues parisiennes. La Ligue des droits de l’homme (LDH) a qualifié ce projet de loi de liberticide et estimé qu’il « pourrait conduire à un État autoritaire et à réprimer tous ceux qui ont eu le malheur d’être rejetés au bord de la route ». Les partis de gauche, en plein désarroi après leurs échecs aux élections présidentielle et législatives du printemps dernier, dont la lutte contre la délinquance a été le thème central, a signé un appel de diverses associations contre ce projet qui vise, selon elle, à faire « la guerre contre les pauvres » et non contre la pauvreté. Cependant certains élus socialistes ont estimé que la loi allait dans le bon sens, notamment l’ancien ministre socialiste de l’Intérieur Daniel Vaillant, et reproché à leur parti d’avoir signé un appel inspiré par l’extrême gauche. M. Sarkozy s’est engouffré dans la polémique pour mettre en difficulté mardi, devant les députés, le président du groupe socialiste. Il s’est étonné du « décalage » entre « les déclarations nationales » de Jean-Marc Ayrault hostile à la loi et son comportement en tant que maire de Nantes (ouest). La droite a gagné les élections pour une bonne part sur le thème de la sécurité, sujet principal de préoccupation des Français. M. Sarkozy, 47 ans, l’un des hommes les plus brillants et les plus ambitieux de la droite française, numéro deux du gouvernement, en a fait son cheval de bataille. « Mon projet est approuvé par 80% des gens qui ont le Smic » (salaire minimum), a affirmé le ministre qui, depuis cinq mois, multiplie des opérations très médiatisées, de visites impromptues dans les commissariats de police aux interviews dans les studios de télévision. Non sans succès. Il est au sommet des sondages avec 56 % de Français se disant satisfaits de son action et, contre toute attente pour cet adepte de la fermeté, il a engagé le dialogue avec le milieu associatif, ce qui l’a conduit à renoncer à certaines dispositions. Par exemple, l’article prévoyant de punir de six mois d’emprisonnement et 3 000 euros d’amende les squatters, qui sont généralement des familles en grande difficulté, a été supprimé. Le projet sera discuté au Sénat, Chambre haute du Parlement, à partir du 5 novembre avant de passer à la Chambre.
Le gouvernement français a adopté mercredi un projet de loi sur la sécurité intérieure beaucoup plus répressif que la législation en vigueur et visant surtout, selon l’opposition de gauche, les jeunes et les marginaux. Le projet, présenté par le ministre de l’Intérieur très actif Nicolas Sarkozy, vise à interdire de faire la prostitution sur la voie publique, à pénaliser la mendicité et les installations illicites de gens du voyage. Les menaces verbales contre la police et les regroupements de jeunes dans les entrées d’aimmeubles seront également pénalisés et des moyens supplémentaires, notamment informatiques, seront octroyés aux forces de sécurité. Il s’agit de garantir la sécurité « des plus modestes, ceux qui comptent sur l’État parce qu’ils n’ont personne d’autre pour les défendre, ceux...