Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies hier sur des marchés des changes sans grands mouvements en l’absence de nouveaux indicateurs économiques des deux côtés de l’Atlantique. Selon les cambistes, il a été victime de l’irrégularité de Wall Street et des craintes entourant la mollesse de la croissance économique américaine évoquée par le livre beige de la Fed qui n’a pas fait mention de la prochaine orientation de sa politique monétaire. En outre, le discours attendu du président de la Fed, Alan Greenspan, lors d’une conférence organisée par le département du Travail et l’Institut des entreprises américaines à Washington, n’a eu aucun impact sur le marché. Celui-ci s’est contenté seulement de relever une accélération des gains de productivité aux États-Unis, estimant l’optimisme entourant ce phénomène un peu déplacé. Par ailleurs, le sterling a été un peu soutenu hier après la publication des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Cette dernière a estimé que l’augmentation des risques d’affaiblissement de la croissance en Grande-Bretagne laisse la porte ouverte à une prochaine baisse de ses taux d’intérêt. Quant au yen, il a continué sa progression malgré la décision du gouvernement japonais de reporter son rapport d’étape sur les mauvaises créances des banques qui minent l’économie du pays. Ce développement reflète, selon les cambistes, la vulnérabilité du dollar qui s’est finalement négocié à New York à 0,9765 pour un euro contre 0,9780 la veille, à 1,5485 pour un sterling contre 1,5460, à 1,5030 FS contre 1,5020 et à 124,60 yens contre 125,15. Évolution mitigée des Bourses mondiales En Bourse, Wall Street a réduit sa hausse en clôture à 0,52 % alors que le Nasdaq parvenait à gagner 2,12 %. Selon les professionnels, les opérateurs ont réussi à surmonter une vague initiale de prises de bénéfices après la progression entamée près de deux semaines auparavant. Et d’ajouter qu’une certaine stabilité semblait s’installer en fin de journée où plusieurs résultats contrastés ont été publiés par des sociétés ainsi que par le livre beige de la Fed qui a laissé les investisseurs circonspects en attendant les développements sur le front de l’Irak. Pour ce qui est des Bourses européennes, le rouge était de rigueur hier dans un climat maussade. Plusieurs raisons ont été invoquées par les analystes pour expliquer cette contre-performance, comme les incertitudes géopolitiques, une croissance économique anémiée et des résultats de sociétés décevants. Les secteurs technologique, financier et pharmaceutique ont été les plus touchés ainsi que les valeurs pétrolières. À Beyrouth, un certain regain d’intérêt pour le dollar a été observé hier, alors que l’offre de cette monnaie continuait à se faire sentir. En effet, le marché est parvenu à s’équilibrer sans le moindre recours à la BDL qui a maintenu sa fourchette d’intervention inchangée, le faisant fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 4 976 actions C de la Byblos Bank de 1 1/4 à 1 3/16 $, la stabilité 1 360 actions C de la Banque Audi à 14 3/4 $, de 6 275 actions A de Solidere à 4 $ et de 1 000 actions B de la même société à 4 5/8 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies hier sur des marchés des changes sans grands mouvements en l’absence de nouveaux indicateurs économiques des deux côtés de l’Atlantique. Selon les cambistes, il a été victime de l’irrégularité de Wall Street et des craintes entourant la mollesse de la croissance économique américaine évoquée par le livre beige de la Fed qui n’a pas fait mention de la prochaine orientation de sa politique monétaire. En outre, le discours attendu du président de la Fed, Alan Greenspan, lors d’une conférence organisée par le département du Travail et l’Institut des entreprises américaines à Washington, n’a eu aucun impact sur le marché. Celui-ci s’est contenté seulement de relever une accélération des gains de productivité aux États-Unis,...