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Frédéric Covili a toujours faim

Vainqueur de la Coupe du monde de géant en 2002, Frédéric Covili voit arriver le premier géant de la saison dimanche prochain sur le glacier de Sölden, en Autriche, avec déjà l’envie de gagner. Fin octobre 2001, le skieur des Ménuires y avait remporté la première victoire en Coupe du monde de sa carrière et la première victoire de sa saison. « Cette saison, mon premier objectif est de gagner un maximum de courses, unique voie pour garder mon globe de cristal. Ensuite, j’aimerai faire un truc aux championnats du monde, à Saint-Moritz, le 12 février », annonce le Savoyard, qui a signé deux victoires, à Sölden et à Alta Badia, et deux secondes places, à Val d’Isère et à Adelboden, en Coupe du monde de géant l’an passé. « La saison dernière, j’ai réalisé une fabuleuse saison. En quelques mois, après des années de galère suite à mon double titre de champion du monde junior en 1994, j’ai réussi mon rêve de gamin : tenir un globe de cristal », avoue Frédéric Covili, 27 ans. « Mais j’ai fini cette saison très éprouvé, notamment sur le plan psychologique. J’étais tout simplement usé. D’ailleurs, plus je veilli, plus j’ai du mal à finir mes saisons et plus je mets de temps à l’intersaison pour récupérer. » « Bien armé » Aujourd’hui, Frédéric Covili, troisième aux championnats du monde de géant en 2001, semble avoir oublier sa quinzième place aux Jeux olympiques de Salt Lake City, les premiers de sa carrière. « À Salt Lake, fort de mes victoires à Sölden et Alta Badia, je venais à juste titre avec des prétentions. Jusqu’à la veille de la course, je me sentais très bien. Mais ce matin-là, je n’étais pas dans mon assiette, raconte-t-il. Et ce jour-là, j’ai mal skié. Ce jour-là, le jour où il ne fallait pas, j’ai vécu un jour comme on en vit parfois. Mais pour moi, il est très mal tombé. » « Dans un premier temps, j’ai dû plus gérer la déception des gens que la mienne. Après, une fois bien atterri en France, j’ai eu du mal à digérer cette contre-performance. Puis, courant août petit à petit je l’ai doucement avalée. Depuis, je suis reparti du bon pied sans aucun souci. » Lui, le géantiste de poche, 1m70 au zénith du casque, lui qui avait écarté l’Autrichien Hermann Maier de la troisième marche du podium des championnats du monde à Sankt Anton, en Autriche, en février 2001, lui le lutin français qui a succédé à ce même « Herminator » au palmarès de la Coupe du monde de géant, se voit désormais floqué d’un dossard de favori. « La saison dernière, j’ai appris à avoir confiance en moi, à être régulier, à gérer mentalement la pression et les sollicitations, à vouloir confirmer puis à réussir. Et, la totale, sur toute une saison. Donc, aujourd’hui, je me sens bien armé. Je sais à quoi m’attendre. Partir comme un des favoris ne me dérange pas », dit-il. « Cette saison, mon problème ne va pas être de retrouver mon niveau de 2001-2002, mais de l’élever. Sinon, je reculerai. »
Vainqueur de la Coupe du monde de géant en 2002, Frédéric Covili voit arriver le premier géant de la saison dimanche prochain sur le glacier de Sölden, en Autriche, avec déjà l’envie de gagner. Fin octobre 2001, le skieur des Ménuires y avait remporté la première victoire en Coupe du monde de sa carrière et la première victoire de sa saison. « Cette saison, mon premier objectif est de gagner un maximum de courses, unique voie pour garder mon globe de cristal. Ensuite, j’aimerai faire un truc aux championnats du monde, à Saint-Moritz, le 12 février », annonce le Savoyard, qui a signé deux victoires, à Sölden et à Alta Badia, et deux secondes places, à Val d’Isère et à Adelboden, en Coupe du monde de géant l’an passé. « La saison dernière, j’ai réalisé une fabuleuse saison. En quelques mois, après...