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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Le dollar sous la pression de Wall Street

Le dollar est resté sous pression hier face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux. En l’absence d’indicateurs américains, il a été influencé par le repli de Wall Street et du Nasdaq après les mauvais résultats de Texas Instruments et d’autres sociétés. Ce phénomène est venu donc reléguer au second plan les nouvelles décourageantes en provenance de la zone euro. En effet, les opérateurs se sont montrés très indifférents de la décision de l’UNICE (patronat européen) de réviser à la baisse ses prévisions de croissance de la zone euro cette année de 1,2 % à 0,9 % et l’an prochain de 2,8 % à 2,1 %. Ceux-ci n’ont guère prêté attention aussi à l’abaissement par les six principaux instituts de conjoncture allemands de leurs prévisions de croissance de la première économie européenne de 0,9 % à 0,4 % cette année et de 2,4 % à 1,4 % l’an prochain. Il en est de même de l’affirmation par le ministre français au Budget, Alain Lambert, que le taux de croissance de la France serait plus proche de 1 % cette année que de 1,2 % comme préconisé, et de l’annonce par l’Insee que les dépenses de consommation des ménages français se sont repliées nettement de 1,2 % en septembre. Cela étant, et compte tenu des conjectures selon lesquelles le livre beige de la Fed va souligner aujourd’hui que la reprise américaine est lente et hésitante, le dollar a été mis sous pression, se négociant finalement à New York à 0,9785 pour un euro contre 0,9735 la veille, à 1,5465 pour un sterling contre 1,5420, à 1,5005 FS contre 1,5110 et à 125,10 yens contre 124,95. Les Bourses victimes des prises de bénéfices En Bourse, les marchés américains ont poursuivi leur baisse en clôture hier, Wall Street perdant 1,03 % et le Nasdaq 1,29 % en raison des prises de bénéfices. Ce mouvement a été déclenché dès l’ouverture par la publication de résultats mitigés par des sociétés de la haute technologie, en particulier Texas Inst. Celle-ci, qui a annoncé un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et lancé un avertissement sur l’avenir, a donc tiré à la baisse l’ensemble des semi-conducteurs. De plus, la perspective d’un compromis de l’Administration Bush sur la question de l’Irak a pesé sur le cours du brut et dans son sillage sur les titres des compagnies pétrolières. Phénomène identique sur l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes ont aussi fini en baisse, généralement déprimées par le manque de confiance dans la réalité de la reprise économique et des bénéfices des sociétés. En outre, la chute du géant de la construction mécanique helvético-suédois ABB, exposé aux litiges sur l’amiante aux États-Unis, a tiré à la baisse d’autres fabricants européens pour les mêmes raisons. Il en est de même d’Electrolux qui a déprimé le secteur électroménager par ses mauvais résultats. À Beyrouth, l’offre du dollar s’est un peu contractée hier, mais elle a continué à être en deçà de la demande en dehors de la BDL. Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, est parvenue à absorber les excès d’offres en cette monnaie à 1 513,25 LL, comme la veille. À la Bourse de Beyrouth, c’était le statu quo hier avec le maintien de 4 024 actions A de Solidere à 4 $, de 5 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $ et de 20 000 actions C de la Byblos Bank à 1 1/4 $. Élie KAHWAGI
Le dollar est resté sous pression hier face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux. En l’absence d’indicateurs américains, il a été influencé par le repli de Wall Street et du Nasdaq après les mauvais résultats de Texas Instruments et d’autres sociétés. Ce phénomène est venu donc reléguer au second plan les nouvelles décourageantes en provenance de la zone euro. En effet, les opérateurs se sont montrés très indifférents de la décision de l’UNICE (patronat européen) de réviser à la baisse ses prévisions de croissance de la zone euro cette année de 1,2 % à 0,9 % et l’an prochain de 2,8 % à 2,1 %. Ceux-ci n’ont guère prêté attention aussi à l’abaissement par les six principaux instituts de conjoncture allemands de leurs prévisions de croissance de la première...