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Actualités - Chronologie

Monténégro Forte participation aux législatives

Le Monténégro choisissait ses députés hier au cours d’élections législatives marquées par une forte participation en milieu de journée, un constat a priori défavorable à la coalition du président indépendantiste Milo Djukanovic. À 14h00 (12h00 GMT), soit six heures après l’ouverture des bureaux de vote, le taux de participation au scrutin était de 44,8%, ce qui est « un résultat formidable, un record », a commenté Marko Blagojevic, un responsable du Centre pour les élections et la démocratie (CESID), une organisation non gouvernementale basée à Belgrade. Selon un analyste du CESID, un taux de participation très élevé serait en principe de nature à favoriser la coalition proyougoslave Ensemble pour les changements », face à la Liste démocratique pour un Monténégro européen du président Djukanovic. La mobilisation était la plus forte (50%) dans le nord du Monténégro, limitrophe de la Serbie, bastion de l’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, a précisé le CESID. Plus de 455 000 Monténégrins étaient invités à élire 75 députés au sein de sept coalitions et trois partis. Le Monténégro (650 000 habitants) forme depuis 1992 avec la Serbie (10 millions d’habitants) la Fédération de Yougoslavie (RFY). « Le Monténégro a besoin d’un gouvernement stable pour accomplir ses devoirs lors de la prochaine législature de quatre années », a déclaré le président Djukanovic, après avoir voté à Podgorica. Pour sa part, le dirigeant de l’opposition, Predrag Bulatovic, chef du Parti socialiste populaire (SNP), ancien allié du régime de M. Milosevic, a prôné la « formation d’un gouvernement démocratique, qui mettra en œuvre de vraies réformes ». Le SNP est le principal mouvement de la coalition pro-yougoslave. « J’espère aussi que le Monténégro pourra surmonter les divisions qui l’ont déchiré au cours des cinq dernières années », a encore dit M. Bulatovic, en référence à la politique indépendantiste du président monténégrin depuis son arrivée au pouvoir en 1998. M. Djukanovic devrait être candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle prévue le 22 décembre au Monténégro. Les législatives anticipées de dimanche constituent, selon les analystes à Podgorica, un test de sa popularité et de son action dans ce petit pays d’un peu plus de 13 000 km2, sans grandes ressources naturelles, que borde l’Adriatique. Les élections ont été convoquées pour mettre un terme à la crise politique née en juillet dernier d’un pacte inattendu et contre nature entre les députés séparatistes radicaux de l’Alliance libérale (LSCG) et les pro-yougoslaves. Les libéraux de la LSCG soutenaient depuis avril 2001 le pouvoir en place, lui assurant le contrôle du Parlement. La LSCG a voulu sanctionner M. Djukanovic pour avoir signé le 14 mars dernier à Belgrade, sous la pression de l’Union européenne (UE), un accord portant sur la création d’un État Serbie-Monténégro, destiné à succéder à l’actuelle Yougoslavie. Les « libéraux » ont accusé M. Djukanovic d’avoir trahi les indépendantistes monténégrins qui représentent environ, selon divers sondages, la moitié de l’électorat. M. Djukanovik a répliqué en faisant valoir que, selon l’accord, le Monténégro pourrait prétendre à l’indépendance dans un délai minimum de trois ans. L’objectif commun des pro-yougoslaves et de la LSCG est d’empêcher la coalition de M. Djukanovic de disposer dimanche soir d’une majorité parlementaire absolue, et de fragiliser son régime avant la présidentielle. Le scrutin se déroulait sur fond de négociations visant à finaliser la charte constitutionnelle du futur État Serbie-Monténégro. Plus de 3 000 observateurs, dont 190 de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ont été invités à suivre la consultation. Les bureaux de vote devaient fermer à 21h00 (19h00 GMT).
Le Monténégro choisissait ses députés hier au cours d’élections législatives marquées par une forte participation en milieu de journée, un constat a priori défavorable à la coalition du président indépendantiste Milo Djukanovic. À 14h00 (12h00 GMT), soit six heures après l’ouverture des bureaux de vote, le taux de participation au scrutin était de 44,8%, ce qui est « un résultat formidable, un record », a commenté Marko Blagojevic, un responsable du Centre pour les élections et la démocratie (CESID), une organisation non gouvernementale basée à Belgrade. Selon un analyste du CESID, un taux de participation très élevé serait en principe de nature à favoriser la coalition proyougoslave Ensemble pour les changements », face à la Liste démocratique pour un Monténégro européen du président Djukanovic. La...