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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Le dollar inerte avant le week-end

Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, sur des marchés des changes préoccupés par le rééquilibrage des portefeuilles en devises d’investisseurs institutionnels à la veille du week-end, après une semaine de sensible hausse. De son côté, l’euro est resté influencé par les incertitudes concernant les résultats du référendum irlandais sur le traité de Nice, dans la mesure où tout rejet de ce traité est censé attirer l’attention sur les problèmes institutionnels et politiques au sein de l’Union européenne (UE). D’autant que la veille les commentaires de MM. Romano Prodi et Francis Mer autour du pacte de stabilité et de croissance de l’UE avaient miné l’euro. Le premier avait qualifié dans une déclaration au journal Le Monde ce pacte de « stupide » et le second avait renchéri en déclarant qu’il ne pouvait que « confirmer ce que dit » M. Prodi. Cela étant, les opérateurs se sont montrés très indifférents face à l’aggravation du déficit commercial américain qui est remonté de 35,1 mds de $ en juillet à 38,5 mds de $ en août, ainsi qu’à la persistance de quelques signes inflationnistes aux États-Unis illustrés par la hausse des prix à la consommation de 0,2 % en septembre. De plus, la volatilité de Wall Street est venue hier frapper d’incertitude la communauté financière. En effet, le dollar devait éprouver beaucoup de difficultés à s’engager dans une direction précise, se négociant finalement à New York à 0,9720 pour un euro contre 0,9710 la veille, à 1,5465 pour un sterling contre 1,5505, à 1,5120 FS contre 1,5125 et à 125,50 yens contre 125,10. Volatilité de Wall Street En Bourse, les marchés américains des actions ont évolué irrégulièrement hier, Wall Street affichant finalement une hausse réduite à 0,57 % et le Nasdaq à 1,22 %, les investisseurs ayant marqué une pause à l’issue d’une semaine de forte reprise. À cela auraient contribué les expirations mensuelles d’options et contrats à terme sur les indices et des titres boursiers (la journée des deux sorcières). En cette occasion, les gestionnaires de portefeuilles ont recours traditionnellement à des stratégies d’arbitrage pour clore leurs positions. De ce fait, ni les indicateurs économiques ni les nouvelles de sociétés publiés hier ne devaient avoir aucun impact sur la tendance qui est restée gouvernée par les liquidations de fin de mois. En Europe, les Bourses s’étaient repliées pour la plupart en cette fin de semaine, les investisseurs ayant estimé devoir prendre leurs bénéfices sur les valeurs qui ont le plus progressé ces derniers temps. Ce mouvement a donc pris le dessus sur la remontée des technologiques européennes, après les bons résultats de l’américain Microsoft, et des télécoms sous la conduite d’Ericsson. À Beyrouth, le dollar est resté survendu hier, permettant à la BDL d’absorber les excès d’offres en cette monnaie aux taux du marché bien qu’elle ait maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente. Le billet vert, qui a été donc invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être négocié entre 1 513,25 et 1 513,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 1 100 actions B de Solidere de 4 1/2 à 4 5/8 $ et de 1 000 certificats GDR de la Blom Bank de 17 à 17 1/8 $, alors que 2 000 actions A de Solidere se maintenaient toujours à 4 1/8 $, dans un marché terne. Élie KAHWAGI
Le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, sur des marchés des changes préoccupés par le rééquilibrage des portefeuilles en devises d’investisseurs institutionnels à la veille du week-end, après une semaine de sensible hausse. De son côté, l’euro est resté influencé par les incertitudes concernant les résultats du référendum irlandais sur le traité de Nice, dans la mesure où tout rejet de ce traité est censé attirer l’attention sur les problèmes institutionnels et politiques au sein de l’Union européenne (UE). D’autant que la veille les commentaires de MM. Romano Prodi et Francis Mer autour du pacte de stabilité et de croissance de l’UE avaient miné l’euro. Le premier avait qualifié dans une déclaration au journal Le Monde ce pacte de « stupide » et le second...