Le dollar a évolué en dents de scie face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux, les cambistes suivant de près le comportement erratique de Wall Street après la publication de résultats trimestriels décevants de sociétés américaines. Pourtant, la déclaration du ministre allemand des Finances, Hans Eichel, selon laquelle le déficit public de son pays va probablement dépasser en 2002 la limite de 3 % du PIB fixée par le pacte européen de stabilité et de croissance, est venue empêcher l’euro de se reprendre. Au contraire, l’annonce par l’Office national des statistiques en Grande-Bretagne (ONS) que le nombre de chômeurs a baissé de 200 en septembre, alors qu’on tablait sur une hausse de 5 000, pour totaliser 946 000 personnes, soit le niveau le plus bas depuis 26 ans, a soutenu le sterling. Il en est de même pour le yen qui a profité de l’annonce que la production industrielle du Japon a progressé de 1,4 % en août contre 0,1 % en juillet, surtout après que le gouverneur de la Banque du Japon eut réaffirmé sa détermination de soutenir la politique de relance économique et d’assainissement bancaire du gouvernement nippon. Eu égard à toutes ces considérations et compte tenu des facteurs de risques inhérents à une possible intervention américaine en Irak, les opérateurs ont hésité à pousser le dollar dans une direction déterminée. Ils ont même passé outre une déclaration du secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, confirmant que l’économie progressait bien aux États-Unis quoique d’une manière inégale selon les secteurs. En effet, le dollar devait se négocier finalement à New York sur un ton irrégulier à 0,9819 pour un euro contre 0,9820 la veille, à 1,5545 pour un sterling contre 1,5510, à 1,4935 FS contre 1,4950 et à 124,45 yens contre 124,65. Baisse des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains ont piqué du nez hier, après quatre séances de forte hausse, Wall Street cédant en clôture 2,66 % et le Nasdaq 3,90 %. Ce mouvement a été entraîné par la publication de résultats décevants de plusieurs grandes sociétés, encourageant des prises de bénéfices. À cet égard, les opérateurs ont été déçus par les perspectives pessimistes d’Intel pour les prochains mois et par l’abaissement par Motorola de ses prévisions de bénéfices et de ventes pour le 4e trimestre et pour l’ensemble de 2003 ainsi que par la réduction des attentes de gains par Coca-Cola. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes s’étaient montrées également faibles au lendemain du rebond spectaculaire de la veille, surtout après l’annonce de mauvais résultats de grands groupes américains, montrant que la haute technologie est confrontée encore à des problèmes de rendement. À Beyrouth, l’activité s’est sensiblement ralentie sur le marché des changes, mais la demande du dollar continuait à être facilement contenue sans aucun recours à la BDL qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état. En effet, le billet vert, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être négocié dans de petits volumes entre 1 513,60 et 1 513,80 LL dans les échanges interbancaires. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 4 375 certificats GDR de la Blom Bank de 16 7/8 à 17 $, la stabilité de 6 130 actions A et de 1 300 actions B de Solidere à 4 1/8 $ et 4 3/8 $ respectivement, ainsi que de 10 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $. Élie KAHWAGI
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