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Actualités - Chronologie

Affaibli, el-Qaëda va donner plus d’autonomie à de petits groupes islamistes

Le réseau terroriste el-Qaëda, contraint de se réorganiser après avoir perdu ses bases afghanes, pourrait, selon des experts, accorder plus de latitude à des petits groupes islamistes indépendants susceptibles de frapper comme en Indonésie. Ces mêmes spécialistes estiment que les représailles lancées après les attentats du 11 septembre 2001 contre l’organisation d’Oussama Ben Laden ont obligé ses fidèles, proches ou lointains, à se disperser et se reconstituer en cellules indépendantes. Les enquêteurs chargés de trouver les responsables de l’attentat de Bali tentent ainsi d’établir un lien entre un petit groupe islamiste, le Jemaah Islamiyah, et le réseau el-Qaëda. Pour John Pike, expert en terrorisme et directeur du site Internet www.globalsecurity.org, il est probable que ce dernier attentat soit révélateur du fait qu’el-Qaëda a changé de tactique. « Après le 11 septembre, nous pensions que le monde avait changé. Nous nous sommes trompés. El-Qaëda avait un seul bon plan. Il l’a utilisé il y a un an. Ce plan est probablement inutilisable aujourd’hui », affirme-t-il. Le réseau terroriste devrait donc, selon lui, opérer en recourant à des petits groupes œuvrant plus discrètement, faisant beaucoup de dégâts, mais moins que ceux provoqués par des avions commerciaux projetés contre des gratte-ciel. « Pour attaquer, ces petits groupes n’ont pas besoin de beaucoup de moyens financiers, pas plus qu’ils n’ont besoin d’une coordination centralisée », explique M. Pike. C’est pourquoi, estime-t-il, « il ne leur sera pas nécessaire de passer deux ans à préparer leurs prochains attentats. Et il ne sera pas aisé de les arrêter et de les empêcher d’agir ». Selon le New York Times, les ramifications d’el-Qaëda avec ses diverses antennes à travers le monde – dans 60 pays, selon les autorités américaines – se sont distendues au cours de l’année écoulée. « De plus en plus, les extrémistes sont liés par une idéologie commune, sans forcément avoir de lien direct avec el-Qaëda», écrit le quotidien qui cite des responsables anonymes des services de renseignements aux États-Unis et en Europe. Au point, poursuit le journal, que certains responsables du FBI (police fédérale) ne recourent même plus au vocable « el-Qaëda» et préfèrent évoquer « une mouvance radicale internationale déterminée à frapper les États-Unis et ses alliés ». « Le message a été diffusé: ils (les petits groupes terroristes : ndlr) peuvent perpétrer des attaques de façon indépendante », explique Matt Levitt, un ancien agent du FBI spécialisé dans la lutte antiterroriste. Selon lui, « les éléments radicaux qui sont encore opérationnels vont essayer de lancer de nouvelles attaques » sur le modèle de celle perpétrée à Bali, et qui a fait près de 200 tués. « Et, dorénavant, ces terroristes n’ont plus besoin d’aller en Afghanistan pour obtenir la permission d’attaquer », observe Matt Levitt. Les experts relèvent qu’avant les attentats du 11 septembre, qui ont fait plus de 3 000 morts, el-Qaëda fonctionnait plus comme un « parapluie » chapeautant de multiples organisations, organisant leur entraînement et fixant leurs objectifs. « Aujourd’hui, il n’y a plus de contrôle exercé par une direction extérieure », souligne Matt Levitt en indiquant que les petits groupes fonctionneraient avec plus d’indépendance. Le Washington Post pour sa part souligne que les attentats auxquels le monde risque d’être confronté dans un proche avenir pourraient prendre une forme plus « rudimentaire », plus « limitée » et viseront l’activité économique. « Bien que cette stratégie puisse être le signe d’une faiblesse, la simplicité de ces attaques pourrait les rendre plus difficiles à prévoir et à prévenir », estime le Post.
Le réseau terroriste el-Qaëda, contraint de se réorganiser après avoir perdu ses bases afghanes, pourrait, selon des experts, accorder plus de latitude à des petits groupes islamistes indépendants susceptibles de frapper comme en Indonésie. Ces mêmes spécialistes estiment que les représailles lancées après les attentats du 11 septembre 2001 contre l’organisation d’Oussama Ben Laden ont obligé ses fidèles, proches ou lointains, à se disperser et se reconstituer en cellules indépendantes. Les enquêteurs chargés de trouver les responsables de l’attentat de Bali tentent ainsi d’établir un lien entre un petit groupe islamiste, le Jemaah Islamiyah, et le réseau el-Qaëda. Pour John Pike, expert en terrorisme et directeur du site Internet www.globalsecurity.org, il est probable que ce dernier attentat soit...