Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Changes et Bourses Fermeté du dollar à l’étranger

Le dollar s’est fortement apprécié hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes revigorés par le rebond de Wall Street qui a bénéficié des bons résultats trimestriels de Citigroup, Bank of America et General Motors. Il a été soutenu aussi par la hausse des ventes des entreprises aux États-Unis de 0,2 % en août malgré la baisse de 0,1 % de leurs stocks pendant la même période, laissant présager une amélioration de la production industrielle américaine en septembre. Plus tôt dans la journée, le billet vert avait bénéficié d’un accès de faiblesse de l’euro après la dégradation de l’indice de l’institut ZEW mesurant les attentes de conjoncture en Allemagne pour les six mois à venir. L’indice ZEW s’est effondré en octobre de 16,1 points à +23,4 points contre +39,5 points en septembre, alors que les analystes tablaient sur un indice à +32 points. Cet indicateur, très décevant, avait donc dopé le dollar, surtout après que les marchés eurent appris que les prix à la consommation ont progressé de 0,9 % en Allemagne et de 0,7 % en Grande-Bretagne en septembre, excluant toute perspective d’assouplissement du crédit en Europe pour stimuler l’économie du Vieux Continent. Certes, les cambistes se sont laissés emporter par ces facteurs privilégiant le dollar qui s’est, en effet, négocié à New York à 0,9905 pour un euro contre 0,9870 la veille, à 1,5510 pour un sterling contre 1,5575, à 1,4970 FS contre 1,4815 et à 124,75 yens contre 124,30. Envolée des Bourses mondiales sous la conduite de Wall Street En Bourse, les marchés américains ont continué à évoluer à leurs plus hauts de la journée jusqu’à la clôture, dopés par une chasse aux bonnes affaires après la publication de résultats de sociétés généralement meilleurs que prévu, Wall Street regagnant finalement 4,8 % et le Nasdaq 5,07 %. Les titres en hausse ont été largement plus nombreux que ceux en baisse dans un rapport de plus de 4 contre 1, et l’activité a été très soutenue. Parmi les sociétés ayant publié leurs résultats hier, Citigroup et Bank of America ont surpris les boursiers ainsi que GM et Johnson & Johnson. Mais la question qui se pose maintenant est de savoir si le rebond du marché va durer. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes s’étaient offert une belle envolée, rassurées par le rebond de Wall Street. Ce mouvement était particulièrement net pour les valeurs de l’assurance, de la banque et de la technologie, particulièrement malmenées ces derniers temps. La vigueur des assurances et des financières était favorisée par les analyses haussières de Merrill Lynch et Morgan Stanley sur Zurich Financial alors que les technologiques étaient confortées par les bons résultats de Philips. À Beyrouth, les offres et les demandes du dollar ont continué de s’équilibrer, en l’absence de nouvelles initiatives en dehors des besoins courants en devises du marché et de l’intérêt manifesté par certains opérateurs pour les placements bien rémunérés en livre. En effet, le dollar devait continuer d’être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 6 160 actions A de Solidere de 4 à 4 1/8 $ et la baisse de 72 actions B de la même société de 4 5/8 à 4 3/8 $ ainsi que la remontée de 1 000 certificats GDR de la Blom Bank de 16 3/4 à 16 7/8 $. Élie KAHWAGI
Le dollar s’est fortement apprécié hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes revigorés par le rebond de Wall Street qui a bénéficié des bons résultats trimestriels de Citigroup, Bank of America et General Motors. Il a été soutenu aussi par la hausse des ventes des entreprises aux États-Unis de 0,2 % en août malgré la baisse de 0,1 % de leurs stocks pendant la même période, laissant présager une amélioration de la production industrielle américaine en septembre. Plus tôt dans la journée, le billet vert avait bénéficié d’un accès de faiblesse de l’euro après la dégradation de l’indice de l’institut ZEW mesurant les attentes de conjoncture en Allemagne pour les six mois à venir. L’indice ZEW s’est effondré en octobre de 16,1 points à +23,4 points contre...