Le dollar a renoué avec la baisse hier sur les marchés des changes internationaux, souffrant de la rechute de Wall Street et de la publication de statistiques encourageantes en Allemagne et en France. Les opérateurs ont donc estimé devoir prendre leurs gains sur le billet vert après l’affaiblissement de Wall Street sur des commentaires négatifs de la maison de courtage Lehman Brothers à propos de General Motors, au lendemain de la réduction par Credit Suisse First Boston de sa pondération sur l’ensemble du secteur automobile aux États-Unis. Plus tôt dans la journée, ils avaient été tentés de racheter l’euro à l’annonce par le ministère allemand des Finances que la production industrielle a progressé en août de 1,8 % par rapport à juillet et de 1,2 % sur deux mois, alors que les analystes, qui s’attendaient à un effet négatif des inondations survenues en Allemagne pendant le même mois, tablaient à l’inverse sur une baisse de 0,3 % de cet indice. Le sentiment positif vis-à-vis de l’euro a été renforcé aussi par l’annonce de la Fédération automobile allemande (VDA) que les ventes de voitures neuves en Allemagne ont augmenté de 3% en septembre par rapport au même mois l’an dernier. Il en est de même de l’annonce par l’INSEE que le chiffre d’affaires des services aux entreprises en France a progressé de 0,5 % en juillet après avoir baissé de 0,9 % en juin. Il n’était guère étonnant dans ces conditions que les prises de bénéfices sur le dollar se développent, permettant non seulement à l’euro de se reprendre, mais à toutes les autres grandes monnaies, notamment le yen et le sterling, d’en faire de même. C’est ainsi qu’il s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 0,9905 pour un euro contre 0,9785 la veille, à 1,5650 pour un sterling contre 1,5545, à 1,4785 FS contre 1,4980 et à 123,30 yens contre 124,35. En Bourse, la tendance était à la baisse hier sur les marchés américains des valeurs mobilières, malgré quelques vagues d’achats de couverture par moments, Wall Street cédant en clôture 2,87 %, alors que le Nasdaq, profitant des gains d’Intel et de Cisco, résistait mieux avec un recul limité à 1,34 %. À cela aurait contribué la révision à la baisse par des maisons de courtage de leurs prévisions de bénéfices de General Electric et de General Motors. Cela d’autant que l’analyste vedette de Goldman Sachs, Abby Joseph Cohen, longtemps optimiste sur les perspectives de la cote américaine, venait de réviser à la baisse ses objectifs sur 12 mois pour le Dow Jones des industrielles et le SP 500. Les Bourses européennes ont terminé aussi en baisse pour la plupart, entraînées à des plus bas de plusieurs années par la déroute des constructeurs automobiles qui exportent aux États-Unis et la chute de Wall Street. À Beyrouth, l’offre du dollar continuait de se contracter hier face à une demande stationnaire. Il s’est finalement négocié entre 1 513,75 et 1 514 LL après que la BDL. eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le faisant fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 794 certificats GDR de la Blom Bank de 16 3/4 à 16 5/8 $ et de 147 000 actions de Lebanon Holdings de 4 1/2 à 3 1/2 $, alors que 11 160 actions A et 762 actions B de Solidere se maintenaient à respectivement 4 1/8 $ et 4 1/2 $ ainsi que 16 679 actions C de la Byblos Bank à 1 3/8 $ et 10 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
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