Le dollar a renoué avec la hausse face aux autres grandes monnaies, après que le marché eut jugé moins imminente la menace d’une guerre contre l’Irak au lendemain du discours du président George W. Bush. Ce développement n’a pas tardé à redonner plus d’actualité aux placements en dollar et inciter les investisseurs à reporter leur attention vers les nouvelles économiques en provenance des deux côtés de l’Atlantique. À cet égard, ils ont été sensibilisés par l’affirmation du président de la banque de Réserve de New York, William McDonough, devant la commission monétaire du Parlement européen que la croissance américaine devrait atteindre 3,75 % au 3e trimestre 2002 puis 3 % au 4e trimestre de même qu’au 1er trimestre 2003. Autre facteur favorable au dollar, les déclarations du président de la BCE, Wim Duisenberg, qui a indiqué que le niveau actuel des taux d’intérêt européens était « approprié », estimant que le problème pour la croissance dans la zone euro n’est pas le niveau des taux mais le manque de confiance des consommateurs et des investisseurs. De plus, le dollar a été soutenu par les incertitudes entourant le pacte de stabilité financière qui lie les pays membres de l’Union européenne. Cela d’autant que le ministre français de l’Économie et des Finances, Francis Mer, refusait hier de s’engager pour une réduction de 0,5 % du déficit français en 2003, faisant savoir que son pays a d’autres priorités qui consistent à augmenter les dépenses militaires. Dans ce contexte, les opérateurs ont prêté peu d’attention hier à la baisse du taux de chômage en Allemagne à 9,5 % en septembre, privilégiant le dollar qui s’est finalement négocié à New York à 0,9785 pour un euro contre 0,9835 la veille, à 1,5545 pour un sterling contre 1,5670, à 1,4980 FS contre 1,4880 et à 124,35 yens contre 124,25. Volatilité des marchés boursiers En Bourse, les marchés américains étaient très volatils hier, les investisseurs étant très prudents au démarrage de la période de publication des résultats des sociétés américaines pour le 3e trimestre. Pourtant, une chasse aux bonnes affaires après plusieurs journées de baisse et les perspectives de reprise de l’activité dans les ports de la côte ouest, paralysés depuis 10 jours, ont soutenu les indices à la clôture. Mais le mouvement haussier a manqué de conviction face aux nombreuses incertitudes économiques et géopolitiques même si les opérateurs ont été rassurés par la teneur du discours du président Bush sur l’Irak. Finalement Wall Street a gagné 1,06 % et le Nasdaq 0,88%. Au contraire, les Bourses européennes ont basculé dans le rouge, entraînées surtout par les valeurs de l’automobile et par la Deutsche Bank dont les baisses l’ont emporté sur la bonne tenue des télécoms. Ce mouvement est intervenu après que Credit Suisse First Boston eut réduit sa pondération sur le secteur automobile. À Beyrouth, l’offre du dollar s’est un peu contractée hier, mais elle a continué à dépasser le potentiel de la demande. Il s’est finalement négocié entre 1 513,60 et 1 513,90 LL après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1501 et 1 514 LL pour le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, c’est le statu quo avec la stabilité de 3 331 actions A de Solidere à 4 1/8 $, de 7 688 actions B de la même société à 4 1/2 $ et de 2 000 certificats GDR de la Blom Bank à 16 3/4 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a renoué avec la hausse face aux autres grandes monnaies, après que le marché eut jugé moins imminente la menace d’une guerre contre l’Irak au lendemain du discours du président George W. Bush. Ce développement n’a pas tardé à redonner plus d’actualité aux placements en dollar et inciter les investisseurs à reporter leur attention vers les nouvelles économiques en provenance des deux côtés de l’Atlantique. À cet égard, ils ont été sensibilisés par l’affirmation du président de la banque de Réserve de New York, William McDonough, devant la commission monétaire du Parlement européen que la croissance américaine devrait atteindre 3,75 % au 3e trimestre 2002 puis 3 % au 4e trimestre de même qu’au 1er trimestre 2003. Autre facteur favorable au dollar, les déclarations du président de la BCE,...