Le dollar a perdu hier une partie du terrain gagné en fin de semaine dernière face aux monnaies européennes. Il a souffert des inquiétudes des cambistes à l’égard des entreprises américaines qui doivent annoncer prochainement leurs résultats trimestriels, dans la crainte qu’on pourrait avoir de mauvaises nouvelles à ce sujet. Cela d’autant que les considérations géopolitiques continuent à être un facteur préoccupant pour les investisseurs institutionnels. Mais en l’absence d’indicateurs économiques américains, ces derniers se sont tournés vers l’autre côté de l’Atlantique et du Pacifique. D’un côté, ils ont été rassurés pour leurs placements en euro par le rebond surprise de 1,7 % des commandes industrielles allemandes en août sur juillet, alors qu’ils tablaient sur un recul de 0,5 %. D’un autre côté, le recul de 0,3 % de la production industrielle britannique en août a déçu les détenteurs du sterling. Il en est de même pour le yen après l’annonce d’une baisse de l’indicateur avancé de la conjoncture au Japon de 50 points en juillet à 44,4 points en août. Pourtant, le dollar est parvenu à limiter ses pertes profitant des inquiétudes du marché à propos des élections brésiliennes où le candidat du Parti des travailleurs est en ballottage favorable, dans la mesure où les investisseurs présents en Amérique latine choisissent traditionnellement le billet vert comme monnaie refuge en cas de victoire de la gauche. Compte tenu de toutes ces considérations, il s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à hésitant à 0,9835 pour un euro contre 0,9795 vendredi dernier, à 1,5670 pour un sterling contre 1,5660, à 1,4880 FS contre 1,4930 et à 124,30 yens contre 123,20. En Bourse, les marchés américains ont irrégulièrement fluctué hier entre le rouge et le vert, alors que les opérateurs attendaient l’allocution télévisée du président George W. Bush sur l’Irak tard dans la soirée. Ils ont reçu une petite impulsion de la décision du président Bush de signer un « ordre exécutif » concernant le conflit des dockers, qui pourrait déboucher sur une médiation fédérale obligatoire permettant la reprise de l’activité dans les 29 ports de la côte ouest des États-Unis. Mais ils sont restés nerveux à propos de l’économie et de la situation avec l’Irak. En effet, Wall Street a dû terminer en nouvelle baisse de 1,4 %, et le Nasdaq de 1,78 %. De leur côté, le Bourses européennes ont également fini pour la plupart en repli, entraînées de nouveau par une approche pessimiste de l’économie mondiale. De plus, les craintes de liquidités pour les banques d’affaires sous la conduite de Commerzbank ont aussi entretenu un environnement défavorable pour les placements en valeurs mobilières. À Beyrouth, l’offre du dollar continuait à l’emporter sur la demande en cette monnaie dans un marché toujours gouverné par l’action de la BDL. Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, est parvenue encore une fois à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait entre 1 513,35 et 1 513,65 LL dans les échanges interbancaires. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déterminée hier par la hausse de 4 600 actions B de Solidere de 4 1/4 à 4 1/2 $ et le maintien de 5 682 actions A de la même société à 4 1/8 $, dans un marché autrement délaissé sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a perdu hier une partie du terrain gagné en fin de semaine dernière face aux monnaies européennes. Il a souffert des inquiétudes des cambistes à l’égard des entreprises américaines qui doivent annoncer prochainement leurs résultats trimestriels, dans la crainte qu’on pourrait avoir de mauvaises nouvelles à ce sujet. Cela d’autant que les considérations géopolitiques continuent à être un facteur préoccupant pour les investisseurs institutionnels. Mais en l’absence d’indicateurs économiques américains, ces derniers se sont tournés vers l’autre côté de l’Atlantique et du Pacifique. D’un côté, ils ont été rassurés pour leurs placements en euro par le rebond surprise de 1,7 % des commandes industrielles allemandes en août sur juillet, alors qu’ils tablaient sur un recul de 0,5 %. D’un...