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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Vulnérabilité du dollar

Le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à préserver ses gains de la veille face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, affaibli par l’accès de faiblesse des marchés boursiers américains. Mais il est resté coïncé dans des marges étroites en attendant une réelle percée dans les pourparlers internationaux au sujet de l’Irak. Pourtant, il a souffert de l’augmentation du risque d’une guerre imminente contre ce pays après que Washington eut signifié très clairement son opposition à l’accord conclu entre les autorités irakiennes et l’Onu sur le retour sans conditions des inspecteurs en désarmement. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que la Chambre des représentants au Congrès américain a voté une résolution autorisant au président George W. Bush à utiliser la force contre l’Irak de manière « nécessaire et appropriée » pour protéger la sécurité des États-Unis. Cela étant, les opérateurs se sont montrés très indifférents à l’annonce par la Commission européenne que les indices de confiance des acteurs économiques et le climat des affaires dans la zone euro sont restés quasi stables en septembre. Il en est de même de l’annonce par Eurostat de la stabilité du taux de chômage dans la même zone à 8,3 % en août (en hausse de 0,3 point sur un an) qui est passé inaperçue ainsi que la baisse de 2,2 % du commerce de détail en Allemagne et du net repli des perspectives d’activités dans le commerce de gros en France à -28 pendant la même période. En effet, le dollar est resté faible face aux monnaies européennes, alors que le marché continuait à être sceptique sur le yen après le récent remaniement ministériel au Japon. Il s’est finalement négocié à New York à 0,9870 pour un euro contre 0,9825 la veille, à 1,5695 pour un sterling contre 1,5660, à 1,4780 FS contre 1,4885 mais à 122,80 yens contre 122,50. Baisse de Wall Street et remontées des européennes En Bourse, les marchés américains ont évolué irrégulièrement hier entre le vert et le rouge au lendemain de leur envolée de la veille, tirés vers le bas par des ventes bénéficiaires et vers le haut par une chasse aux bonnes affaires. Finalement, Wall Street a cédé 2,31 % et le Nasdaq 2,17 %. Selon les professionnels, toute hausse offrait une opportunité de vendre dans le contexte actuel d’incertitude sur l’économie et la situation géopolitique. Mais il n’en demeurait pas moins que la tendance s’est ressentie des commentaires négatifs de Merrill Lynch sur le secteur des semi-conducteurs et d’un avertissement sur résultats du géant pharmaceutique Dow Chemical. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes s’étaient offert une belle séance, affichant même des hausses d’indices très sensibles. Elles ont été portées par les gains de la haute technologie, de la pharmacie et de la distribution. À Beyrouth, la livre libanaise continuait à avoir le vent en poupe comme en témoigne la poursuite des offres du dollar dans des proportions dépassant parfois le potentiel d’absorption de la demande en cette monnaie. Mais après le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,60 et 1 513,90 LL. À la Bourse de Beyrouth, c’était le statu quo hier avec le maintien de 4 078 actions A de Solidere à 4 1/8 $, de 1 500 actions B de la même société à 4 3/8 $ et de 4 192 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à préserver ses gains de la veille face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, affaibli par l’accès de faiblesse des marchés boursiers américains. Mais il est resté coïncé dans des marges étroites en attendant une réelle percée dans les pourparlers internationaux au sujet de l’Irak. Pourtant, il a souffert de l’augmentation du risque d’une guerre imminente contre ce pays après que Washington eut signifié très clairement son opposition à l’accord conclu entre les autorités irakiennes et l’Onu sur le retour sans conditions des inspecteurs en désarmement. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que la Chambre des représentants au Congrès américain a voté une résolution autorisant au président George W. Bush à utiliser la force contre...