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INSOLITE Coûteux exhibitionnisme

Un exhibitionniste d’une trentaine d’années a été condamné par le tribunal correctionnel de Nancy (Meurthe-et-Moselle, France) à verser 13 564 euros à sa victime en réparation des séquelles psychologiques subies. La somme approche celles accordées habituellement aux victimes d’un viol « qui s’échelonnent entre 15 000 et 23 000 euros dans le ressort de la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle », a précisé l’avocate de la victime, Me Lucienne Moitry, satisfaite du jugement. L’homme s’était masturbé en novembre 1998 devant une jeune femme alors âgée de 24 ans. « Le plus intéressant, c’est la prise en considération du préjudice réel de la victime pour que les uns et les autres prennent conscience qu’une exhibition sexuelle peut avoir des conséquences importantes », a précisé à Reuters Me Moitry à propos de ce jugement en intérêt civil. Au pénal, le prévenu s’était vu infliger en juillet 2001 une peine de 4 mois de prison avec sursis, assortie d’une obligation de soins. L’équilibre psychique de la victime, décrite comme fragile, avait été ébranlé par cette affaire. La jeune femme célibataire, employée comme agent d’entretien, avait enchaîné arrêts de travail, dépressions nerveuses, crises d’anorexie et séjours à l’hôpital. « C’est la première fois que je vois ça. Dans un dossier, pour un préjudice psychologique, on nous fixe une IPP » (incapacité permanente partielle), a indiqué Me Pascal Bernard, l’avocat du prévenu qui a toutefois renoncé à faire appel. « L’acte de mon client par rapport aux conséquences est complètement disproportionné », a-t-il ajouté en rappelant que l’auteur des faits devra en outre rembourser 6 000 euros de frais médicaux à l’assurance maladie. Sur la base de trois expertises successives, Me Moitry avait chiffré à 55 000 euros le préjudice subi par sa cliente en termes d’arrêts de travail, IPP, dont le taux avait été évalué à 25 %, et « precium doloris » (le prix de la douleur). Le tribunal ne l’a cependant que partiellement suivie en tenant compte de l’état de fragilité antérieur de la jeune femme. Il n’a en conséquence imputé à l’agresseur que 20 % du préjudice, sauf pour que ce qui concerne le « precium doloris », indemnisé à 100 %.
Un exhibitionniste d’une trentaine d’années a été condamné par le tribunal correctionnel de Nancy (Meurthe-et-Moselle, France) à verser 13 564 euros à sa victime en réparation des séquelles psychologiques subies. La somme approche celles accordées habituellement aux victimes d’un viol « qui s’échelonnent entre 15 000 et 23 000 euros dans le ressort de la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle », a précisé l’avocate de la victime, Me Lucienne Moitry, satisfaite du jugement. L’homme s’était masturbé en novembre 1998 devant une jeune femme alors âgée de 24 ans. « Le plus intéressant, c’est la prise en considération du préjudice réel de la victime pour que les uns et les autres prennent conscience qu’une exhibition sexuelle peut avoir des conséquences importantes », a précisé à Reuters Me Moitry...