Le dollar a souffert en ce début de semaine de la rechute des marchés boursiers américains, la publication de statistiques défavorables aux États-Unis et les incertitudes géopolitiques. À cet égard, les opérateurs ont fait état de la forte baisse de l’indice d’activité dans le secteur manufacturier de la région de Chicago à 48,1 points en septembre contre 54,9 points en août, témoignant du net affaiblissement du secteur manufacturier. Il en est de même de l’annonce d’une maigre hausse de 0,3 % des dépenses de consommation des ménages américains en août, au lieu de 0,5 % attendu, contre 1 % en juillet, d’autant que ces dépenses représentent en général les 2/3 du PIB américain. De plus, le dollar s’est ressenti de l’affaire irakienne et de ses répercussions sur la première économie mondiale, alors qu’on ignore toujours combien de temps pourrait durer une guerre contre ce pays. En outre, la monnaie unique européenne a trouvé appui hier dans l’accélération de l’inflation dans la zone euro en septembre pour atteindre 2,2 %, dépassant largement l’objectif fixé à 2 % pour cette année, ce qui devrait écarter toute perspective d’un prochain assouplissement des taux d’intérêt européens. Il en est de même de l’annonce d’une hausse de 1,6 % de la production industrielle japonaise en août, qui a redonné plus d’actualité aux placements en yen, surtout après le départ du ministre des Affaires financières, Hakuo Yanagisawa, perçu comme un obstacle clé à l’injection de fonds publics dans le secteur bancaire nippon afin de lutter contre le problème des mauvaises créances des banques. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar a reviré vers le bas, se négociant à New York à 0,9875 pour un euro contre 0,9805 vendredi dernier, à 1,5690 pour un sterling contre 1,5605, à 1,4745 FS contre 1,4925 et à 121,75 yens contre 122,50. Rechute des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains ont été fortement malmenés hier sur de mauvaises nouvelles d’entreprises et des indicateurs économiques décevants, Wall Street cédant 1,43 % et le Nasdaq 2,27 %. En plus des mauvaises statistiques des directeurs d’achats de Chicago et sur les dépenses de consommation des ménages américains, le marché a souffert de l’abaissement par Merrill Lynch de ses prévisions de bénéfices pour General Electric au 4e trimestre, d’un article négatif du New York Times sur le développement de la puce électronique Itanium 2 élaborée par Intel et Hewlett-Packard et de l’affirmation par le Wall Street Journal que des procureurs de New York enquêtent sur PricewaterhouseCoopers pour déterminer si elle avait couvert des malversations comptables de Tyco. Même phénomène de l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes ont terminé en forte baisse, les investisseurs déjà très méfiants ayant été effrayés davantage par de nouveaux avertissements de société, dont Carrefour, Ericsson et STMIcro. À Beyrouth, l’offre du dollar continuait à l’emporter hier sur la demande pour des raisons en rapport avec des liquidations de positions de changes à la fin de chaque mois. C’est ainsi qu’après avoir été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, le dollar s’est négocié entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 1 250 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 1/8 $ et la stabilité de 9 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
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