Polémique autour de la responsabilité du déclenchement de l’intifada
le 30 septembre 2002 à 00h00
La date exacte du début de l’intifada, fin septembre 2000, se trouve au cœur d’une controverse entre Israéliens et Palestiniens, chaque camp se renvoyant la responsabilité du déclenchement des violences. Pour les Palestiniens, l’intifada a débuté le 28 septembre avec la visite de celui qui n’était alors que le chef de l’opposition de droite, Ariel Sharon, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, troisième lieu saint de l’islam. L’endroit, appelé par les juifs mont du Temple, est aussi le lieu le plus sacré du judaïsme. Dans la vieille ville, des manifestants palestiniens, munis de pierres, s’opposent alors à des policiers israéliens qui ripostent avec des balles caoutchoutées. Bilan : quatre Palestiniens blessés. Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat qualifie la visite de M. Sharon, aujourd’hui Premier ministre, de « démarche dangereuse portant atteinte aux Lieux saints de l’islam ». Mais pour Israël, les violences ont été déclenchées par les Palestiniens dès le 27 septembre, quand un soldat a été grièvement blessé par l’explosion de deux bombes au passage d’un convoi militaire dans la bande de Gaza. Il succombera le lendemain. Il s’agit alors de l’attaque la plus grave contre des colons ou des militaires israéliens depuis deux ans. À l’appui de leur thèse, les autorités israéliennes font référence à la déclaration du ministre palestinien des Communications de l’époque, Imad al-Falouji, selon laquelle les Palestiniens avaient préparé l’intifada dès l’échec du sommet de Camp David de juillet 2000. Mais les premiers affrontements, qui donneront le ton des violences à venir, ont lieu le 29 septembre sur l’esplanade des Mosquées. Cette fois, la police israélienne ouvre le feu à balles réelles sur des manifestants palestiniens, tuant sept. Il y a plus de 200 blessés. L’Autorité palestinienne appelle aussitôt à une grève générale de protestation en Cisjordanie et à Gaza pour le lendemain, le 30 septembre. Cette grève, massivement suivie, donnera lieu à de violents incidents qui se solderont par une quinzaine de morts palestiniens.
La date exacte du début de l’intifada, fin septembre 2000, se trouve au cœur d’une controverse entre Israéliens et Palestiniens, chaque camp se renvoyant la responsabilité du déclenchement des violences. Pour les Palestiniens, l’intifada a débuté le 28 septembre avec la visite de celui qui n’était alors que le chef de l’opposition de droite, Ariel Sharon, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, troisième lieu saint de l’islam. L’endroit, appelé par les juifs mont du Temple, est aussi le lieu le plus sacré du judaïsme. Dans la vieille ville, des manifestants palestiniens, munis de pierres, s’opposent alors à des policiers israéliens qui ripostent avec des balles caoutchoutées. Bilan : quatre Palestiniens blessés. Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat qualifie la visite...
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