Blair propose une nouvelle conférence de paix sur le Proche-Orient
le 25 septembre 2002 à 00h00
Le Premier ministre britannique, Tony Blair, a appelé mardi à la convocation d’« une nouvelle conférence sur le processus de paix au Proche-Orient », affirmant qu’il fallait traiter cette question « avec la même vigueur » que celle de l’Irak. « Le monde arabe sait qu’il serait beaucoup mieux sans (le président irakien) Saddam (Hussein), a déclaré M. Blair. De même, je sais qu’il existe un vrai ressentiment en ce qui concerne l’état du processus de paix au Proche-Orient », a déclaré le Premier ministre devant la Chambre des communes. « Les gens veulent voir la communauté internationale poursuivre avec la même vigueur » ce processus de paix, a ajouté M. Blair en référence aux efforts de Washington et de Londres, jusqu’ici vains, pour mobiliser la communauté internationale sur la question irakienne. « Israël défendra son peuple contre les féroces attentats terroristes mais le but même de ce terrorisme est de ne donner aucune chance à la paix », a fait valoir le chef du gouvernement britannique. « Entre-temps, les Palestiniens souffrent de la façon la plus atroce et la plus inacceptable », a déclaré M. Blair provoquant un long murmure d’approbation parmi les parlementaires. « Nous avons donc besoin d’agir d’urgence, afin de bâtir une infrastructure de sécurité qui donne confiance à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens, qui arrête les prochains attentats-suicide », a précisé le Premier ministre. « Et nous avons besoin d’une nouvelle conférence sur le processus de paix au Proche-Orient basée sur deux principes jumeaux : un (État) Israël en sécurité et un État palestinien viable », a-t-il conclu. Selon le Guardian (gauche) de mardi, Tony Blair « reconnaît en privé que l’idée qu’il y a deux poids, deux mesures en ce qui concerne les résolutions de l’Onu sur Israël et sur l’Irak constitue “un grand problème” ». M. Blair « espère que les États-Unis ou l’Union européenne lanceront bientôt une initiative sur le Proche-Orient », souligne le même quotidien. « L’ampleur de cette initiative, comprenant un calendrier portant sur trois ans, est difficile à déterminer mais sera fondée sur l’engagement (du président américain) George W. Bush envers un État palestinien viable, dans lequel les réfugiés auraient le droit de retourner », écrit le Guardian. Le Premier ministre britannique « accepte la nécessité d’une réforme des institutions palestiniennes mais n’est pas d’accord sur la décision des États-Unis de faire de l’Autorité palestinienne une question centrale », affirme par ailleurs le journal. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a ainsi estimé dimanche que l’opération israélienne contre le quartier général de l’Autorité palestinienne à Ramallah « n’était pas justifiée » et ne mettrait pas un terme à la violence, en demandant la levée du siège « le plus tôt possible ».
Le Premier ministre britannique, Tony Blair, a appelé mardi à la convocation d’« une nouvelle conférence sur le processus de paix au Proche-Orient », affirmant qu’il fallait traiter cette question « avec la même vigueur » que celle de l’Irak. « Le monde arabe sait qu’il serait beaucoup mieux sans (le président irakien) Saddam (Hussein), a déclaré M. Blair. De même, je sais qu’il existe un vrai ressentiment en ce qui concerne l’état du processus de paix au Proche-Orient », a déclaré le Premier ministre devant la Chambre des communes. « Les gens veulent voir la communauté internationale poursuivre avec la même vigueur » ce processus de paix, a ajouté M. Blair en référence aux efforts de Washington et de Londres, jusqu’ici vains, pour mobiliser la communauté internationale sur la question irakienne. «...
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