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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Évolution en dents de scie du dollar

Le dollar a évolué en dents de scie face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux. Selon les analystes, les investisseurs gardaient les yeux fixés sur le facteur risque, allusion faite aux nouveaux signaux de fermeté émis par Washington contre Bagdad. À cet égard, ils ont été très sensibilisés par les propos du président George W. Bush affirmant qu’il voulait une « résolution forte » de l’Onu contre l’Irak dont le président a aussitôt riposté en déclarant qu’il ne traitera jamais avec une nouvelle résolution qui n’est pas conforme à ce qui a été convenu avec le secrétaire général de l’Onu pour la reprise des inspections en désarmement. Ce phénomène n’a pas tardé à inquiéter les investisseurs, d’autant que la conseillère du président américain pour la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, venait de faire savoir que Washington mobilisera des forces suffisantes pour gagner une guerre contre l’Irak. En outre, la réélection difficile du chancelier allemand G. Schröder a eu un certain impact négatif sur l’euro, car elle a signifié que les réformes économiques seront difficilement applicables en Allemagne dans la mesure où la coalition au pouvoir ne conserve que 5 sièges de majorité. Dans l’ensemble, les investisseurs sont restés prudents surtout après l’annonce d’une nouvelle baisse de 0,2 % en août de l’indice composite des principaux indicateurs économiques américains à la veille de la réunion aujourd’hui du comité monétaire de la Fed qui devrait maintenir ses taux directeurs inchangés. Cela étant, le dollar s’est montré généralement désorienté, se négociant à New York à 0,9775 pour un euro contre 0,9820 vendredi dernier, à 1,5515 pour un sterling contre 1,5540, à 1,4975 FS contre 1,4915 et à 123,95 yens contre 123,35. Nouvelle plongée des Bourses En Bourse, les marchés américains sont restés plombés en ce début de semaine, Wall Street cédant 1,43 % et le Nasdaq 2,96 %, face aux inquiétudes sur les résultats des sociétés et la situation avec l’Irak. À cet égard, un nouvel avertissement sur résultats émis par JDS Uniphase, premier fabricant mondial d’équipements de fibre optique, a pesé sur la tendance, accentuant le pessimisme des opérateurs sur la performances du secteur de la haute technologie. Il en est de même des nouvelles selon lesquelles les pertes des compagnies aériennes US devraient dépasser 7,7 mds $ en 2002. Enfin, la menace de guerre continue à peser sur la psychologie du marché qui pourrait tester en cette période des planchers historiques. De leur côté, les Bourses européennes ont reçu hier un nouveau coup, aucun élément n’étant venu soulager les inquiétudes des opérateurs sur l’état de l’économie et des entreprises ni sur les tensions au Proche-Orient. À Beyrouth, le climat entourant le marché des changes est resté peu favorable à la livre comme en témoigne la nette contraction de l’offre du dollar. Mais grâce à l’action de la BDL, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié au point supérieur de sa fourchette d’intervention, soit à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 30 820 actions A de Solidere de 4 1/8 à 4 1/4 $ et la baisse de 1 000 actions B de la même société de 4 1/2 à 4 3/8 $ ainsi que de 4 415 actions C de la Byblos Bank de 1 8/32 à 1 4/32 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a évolué en dents de scie face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux. Selon les analystes, les investisseurs gardaient les yeux fixés sur le facteur risque, allusion faite aux nouveaux signaux de fermeté émis par Washington contre Bagdad. À cet égard, ils ont été très sensibilisés par les propos du président George W. Bush affirmant qu’il voulait une « résolution forte » de l’Onu contre l’Irak dont le président a aussitôt riposté en déclarant qu’il ne traitera jamais avec une nouvelle résolution qui n’est pas conforme à ce qui a été convenu avec le secrétaire général de l’Onu pour la reprise des inspections en désarmement. Ce phénomène n’a pas tardé à inquiéter les investisseurs, d’autant que la conseillère du président américain pour la...