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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Le dollar plombé par Wall Street et l’inflation

Le dollar a continué de battre en retraite sur les marchés des changes internationaux, déprimé par la mauvaise tenue des places boursières américaines, ce qui lui a fait perdre son avantage des derniers jours face aux autres principales devises. De plus, les indices économiques publiés aux États-Unis n’ont guère soutenu le billet vert. Le taux d’inflation est apparu supérieur aux prévisions (+0,3 % en août contre +0,1 % en juillet), ce qui n’a pas aidé le dollar au lendemain de la baisse de la production industrielle. De ce fait, les opérateurs se sont montrés plutôt indifférents à la réduction du déficit commercial américain à 34,55 mds $ en juillet contre 36,80 mds $ en juin, bien que ce développement laisse présager un allègement des pressions sur la balance des comptes courants. De son côté, le yen a exercé quelques pressions sur le dollar hier, après l’annonce que la Banque du Japon envisage de racheter les portefeuilles boursiers des banques nippones les plus sous-capitalisées pour les mettre à l’abri des fluctuations des marchés. Cette mesure, qui n’implique pas forcément une hausse des liquidités, a laissé croire que le yen pourrait par conséquent devenir à court terme la devise la plus solide. Dans ces conditions, le dollar s’est finalement négocié à New York à 0,9770 pour un euro contre 0,9740 la veille, à 1,5495 pour un sterling contre 1,5420, à 1,5025 FS contre 1,5080 et à 121,75 yens contre 121,95. Reprise manquée à Wall Street En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont été de nouveau malmenés hier. Ils ont plié sous les coups portés par JP Morgan, qui avait publié la veille après la clôture un avertissement sur ses bénéfices, et Oracle, dont les mauvais résultats ont ravivé les inquiétudes des investisseurs sur le secteur technologique. Cela d’autant que la maison de courtage Salomon Smith Barney venait de réduire les notes des secteurs des technologies de l’information, des fabricants et des équipementiers de semi-conducteurs. Pourtant, une tentative de reprise en fin de journée entraînée par une chasse aux bonnes affaires et des rachats de découvert a tourné court sur des ventes bénéficiaires de dernière minute. C’est ainsi que Wall Street est parvenue à réduire ses pertes à 0,43 % et le Nasdaq à 0,62 %. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient au contraire terminé en forte baisse, revisitant leurs plus bas de cinq ans dans le sillage de Wall Street et du Nasdaq effrayées par les prévisions pessimistes des sociétés américaines. De plus, les résultats mitigés de plusieurs augmentations de capital dans le secteur des assurances ont également pesé sur la cote européenne. À Beyrouth, l’activité s’est davantage ralentie sur le marché des changes, alors que la BDL maintenait sa fourchette d’intervention en l’état pour préserver la stabilité monétaire. En effet, le dollar continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513,75 et 1 514,25 LL. À la Bourse de Beyrouth, les jours se suivent et se ressemblent car on a relevé hier la cotation de 12 422 actions A de Solidere à 4 1/8 $ et de 5 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $, dans un marché étale. Élie KAHWAGI
Le dollar a continué de battre en retraite sur les marchés des changes internationaux, déprimé par la mauvaise tenue des places boursières américaines, ce qui lui a fait perdre son avantage des derniers jours face aux autres principales devises. De plus, les indices économiques publiés aux États-Unis n’ont guère soutenu le billet vert. Le taux d’inflation est apparu supérieur aux prévisions (+0,3 % en août contre +0,1 % en juillet), ce qui n’a pas aidé le dollar au lendemain de la baisse de la production industrielle. De ce fait, les opérateurs se sont montrés plutôt indifférents à la réduction du déficit commercial américain à 34,55 mds $ en juillet contre 36,80 mds $ en juin, bien que ce développement laisse présager un allègement des pressions sur la balance des comptes courants. De son côté, le yen a...