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Actualités - Chronologie

... Une tactique vouée à l’échec, estime la Maison-Blanche

La Maison-Blanche a accueilli avec scepticisme l’offre irakienne d’un retour sans conditions des inspecteurs en désarmement de l’Onu, la qualifiant de « tactique » vouée à l’échec. Cette offre, contenue dans une lettre remise par le ministre irakien des Affaires étrangères Naji Sabri au secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, est « une tactique qui va échouer », a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. Il s’agit d’un « mouvement tactique de l’Irak dans l’espoir d’éviter une action ferme du Conseil de sécurité de l’Onu », a estimé dans ce texte le porte-parole Scott McClellan. « Il est temps que le Conseil de sécurité agisse », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas une question d’inspections. Il s’agit d’éliminer les armes de destruction massive irakiennes et de s’assurer que le régime irakien respecte toutes les autres résolutions du Conseil de sécurité », a souligné le porte-parole. Un haut responsable du département d’État, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a déclaré à la presse que la lettre irakienne n’était pas « une promesse de la part de l’Irak de remplir toutes ses obligations au titre des résolutions du Conseil de sécurité ». « Ce n’est pas une promesse d’autoriser un accès complet et sans restrictions » aux inspecteurs, a-t-il expliqué. Selon lui, « ce n’est pas une promesse de dévoiler tous les programmes irakiens interdits. Ce n’est pas une promesse de désarmer, comme l’Irak y est obligé ». Cette lettre est « encore une autre déclaration sur un morceau de papier », a-t-il estimé. Mais « nous avons certainement pris note de cette lettre. Elle montre que quand la communauté internationale se mobilise comme elle l’a fait après le discours du président (Bush), même l’Irak écoute », s’est-il tout de même félicité. « Nous avons l’intention d’aller de l’avant avec notre résolution, une résolution qui montrera que l’Irak est en contradiction avec ses obligations et qui montrera la voie à suivre concernant ce que l’Irak doit faire et ce qui arrivera si l’Irak ne suit pas cette direction », a-t-il enfin ajouté. Le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw a lui aussi affirmé qu’une nouvelle résolution de l’Onu demeurait nécessaire, soulignant que la communauté internationale devait accueillir « avec beaucoup de scepticisme » l’offre irakienne. Mais la Russie, par la voix de son chef de la diplomatie Igor Ivanov, a salué le revirement irakien et estimé qu’une nouvelle résolution n’était plus nécessaire. La Chine s’en est également félicitée, alors que la France a estimé qu’il fallait « prendre Saddam Hussein au mot ». Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, qui a joué un rôle important dans les efforts ayant abouti au revirement de Bagdad, a salué « l’initiative positive de l’Irak ».
La Maison-Blanche a accueilli avec scepticisme l’offre irakienne d’un retour sans conditions des inspecteurs en désarmement de l’Onu, la qualifiant de « tactique » vouée à l’échec. Cette offre, contenue dans une lettre remise par le ministre irakien des Affaires étrangères Naji Sabri au secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, est « une tactique qui va échouer », a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. Il s’agit d’un « mouvement tactique de l’Irak dans l’espoir d’éviter une action ferme du Conseil de sécurité de l’Onu », a estimé dans ce texte le porte-parole Scott McClellan. « Il est temps que le Conseil de sécurité agisse », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas une question d’inspections. Il s’agit d’éliminer les armes de destruction massive irakiennes et de s’assurer que...