Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a mis en garde jeudi les États-Unis contre une action unilatérale en Irak et demandé à ce pays d’accepter les inspecteurs en désarmement, dans une allocution prononcée devant l’Assemblée générale de l’Onu. Premier à prendre la parole devant une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, M. Annan a souligné que, si « tout pays attaqué a le droit à l’autodéfense », il n’y a, pour faire usage de la force en dehors de ce cadre, « pas de substitut à la légitimité donnée par les Nations unies ». « Je pense que chaque gouvernement respectant la loi chez lui doit aussi respecter la loi à l’extérieur », a-t-il encore ajouté en pressant Bagdad d’accepter le retour des inspecteurs en désarmement, dans un discours prononcé peu avant que le président américain George W. Bush ne prenne la parole. « Les États membres, a poursuivi le secrétaire général, ont montré – notamment dans leur action pour libérer le Koweït il y a douze ans, qu’ils étaient prêts à entreprendre sous l’autorité du Conseil de sécurité des actions qu’ils n’auraient pas prises sans lui. » « L’existence d’un système de sécurité international effectif dépend de l’autorité du Conseil » de sécurité, a encore dit M. Annan, ajoutant que « le premier critère pour inscrire un sujet à son agenda devait être l’existence d’une menace grave à la paix mondiale et non la réceptivité de ses membres ». « La paix, la sécurité et la liberté ne sont pas des matières premières comme la terre, le pétrole ou l’or, dont un État peut s’emparer au détriment d’un autre. Au contraire, plus il y a de paix, de sécurité et de liberté dans un État et plus ses voisins peuvent en avoir eux-mêmes », a poursuivi M. Annan. Le secrétaire général a également identifié dans son discours « quatre menaces actuelles pour la paix du monde, pour lesquelles un véritable leadership et une action efficace sont désespérément nécessaires » : le conflit israélo-palestinien, l’Irak, l’Afghanistan et l’Asie du Sud.
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a mis en garde jeudi les États-Unis contre une action unilatérale en Irak et demandé à ce pays d’accepter les inspecteurs en désarmement, dans une allocution prononcée devant l’Assemblée générale de l’Onu. Premier à prendre la parole devant une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, M. Annan a souligné que, si « tout pays attaqué a le droit à l’autodéfense », il n’y a, pour faire usage de la force en dehors de ce cadre, « pas de substitut à la légitimité donnée par les Nations unies ». « Je pense que chaque gouvernement respectant la loi chez lui doit aussi respecter la loi à l’extérieur », a-t-il encore ajouté en pressant Bagdad d’accepter le retour des inspecteurs en désarmement, dans un discours prononcé peu avant que le...
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