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Actualités - Chronologie

Un Arabe israélien déchu de sa nationalité

Un Arabe israélien accusé d’implication dans des activités « terroristes » a été déchu lundi de sa nationalité israélienne, dans une mesure sans précédent depuis la création de l’État hébreu en 1948. Cette mesure a été officiellement notifiée lundi par le ministre israélien de l’Intérieur Eli Yishaï à Nihad Abou Kichak, accusé d’avoir personnellement participé aux préparatifs d’un attentat-suicide meurtrier pour le compte de la branche militaire du mouvement islamiste radical palestinien Hamas, indique un communiqué de son ministère. « La décision a été prise en coordination avec le conseiller juridique du gouvernement à la suite d’informations sur ses activités militaires continues au sein du Hamas », souligne le communiqué, ajoutant que ces « activités étaient dirigées contre Israël et ses citoyens et ont fait des morts et des blessés ». Les Arabes israéliens représentent 19 % de la population d’Israël, soit plus d’un million de personnes sur une population totale de 6 592 000 habitants. Il y a un mois, le ministre avait fait état de son intention de déchoir de leur nationalité trois Arabes israéliens impliqués dans des activités « terroristes » et un délai de 30 jours leur avait été donné pour faire appel de cette décision, précise le communiqué, soulignant que seul Nihad Abou Kichak n’avait pas réagi. « Israël est en guerre contre le terrorisme, et si en retirant la citoyenneté à quelqu’un, on empêche qu’un juif soit tué, cela vaut la peine », avait déclaré le 6 août M. Yishaï à la radio publique israélienne. « La décision de M. Yishaï est une décision correcte, réfléchie et mesurée, prise conformément à ses prérogatives définies par la loi. Il est évidemment entendu qu’il faudra suivre les procédures exigées par la loi dans ce cas et dans des cas similaires à l’avenir », avait indiqué de son côté le même jour, dans un communiqué, la présidence du Conseil israélien, soutenant la décision du ministre. « Israël, qui se trouve engagé dans une difficile bataille face à un terrorisme aveugle et meurtrier, se doit de recourir aux mesures qu’une démocratie doit prendre pour assurer sa défense », ajoutait ce communiqué. Le communiqué de la présidence du Conseil se référait à un point de la loi sur la citoyenneté indiquant que « le ministre de l’Intérieur est habilité à déchoir de sa citoyenneté israélienne toute personne qui, par ses actes, a contrevenu à son allégeance à l’État d’Israël ». Les deux autres Arabes israéliens qui pourraient être déchus de leur nationalité sont Kaïs Hassan Kamel Obeïda et Chadi Chourfa. Le premier est accusé d’être un activiste du Hezbollah et d’« avoir à ce titre été impliqué dans des attentats terroristes ». Le second a été directement impliqué l’an dernier, selon le ministère de l’Intérieur, dans un attentat à la voiture piégée à Jérusalem.
Un Arabe israélien accusé d’implication dans des activités « terroristes » a été déchu lundi de sa nationalité israélienne, dans une mesure sans précédent depuis la création de l’État hébreu en 1948. Cette mesure a été officiellement notifiée lundi par le ministre israélien de l’Intérieur Eli Yishaï à Nihad Abou Kichak, accusé d’avoir personnellement participé aux préparatifs d’un attentat-suicide meurtrier pour le compte de la branche militaire du mouvement islamiste radical palestinien Hamas, indique un communiqué de son ministère. « La décision a été prise en coordination avec le conseiller juridique du gouvernement à la suite d’informations sur ses activités militaires continues au sein du Hamas », souligne le communiqué, ajoutant que ces « activités étaient dirigées contre Israël...