Reconnaissant officiellement qu’un million de Chinois étaient séropositifs ou malades du sida, la Chine a affirmé vendredi redouter une vaste épidémie et a enjoint les firmes pharmaceutiques occidentales de baisser les prix des médicaments antisida. « Si l’épidémie n’est pas enrayée efficacement, il y aura probablement dix millions ou plus de porteurs du virus ou de malades » à la fin de la décennie, a déclaré vendredi Qi Xiaoqiu, un haut responsable du ministère de la Santé, confirmant les projections alarmantes de l’Onu. Lors d’une conférence de presse, M. Qi a confirmé que le nombre de séropositifs et de malades s’élevait à un million fin juin, estimation régulièrement avancée par les experts chinois mais jusqu’à présent non reconnue publiquement par les autorités qui s’en tenaient au chiffre de 850 000. « Il est très difficile de connaître le nombre exact, mais le sida a atteint un niveau très dangereux en Chine », a déclaré M. Qi, montrant du doigt les responsables locaux, réticents à admettre qu’ils sont confrontés au sida dans leurs districts et empêchant souvent les malades ou les médecins de parler ouvertement du problème. Attitude qui ne facilite pas l’établissement de statistiques. Onusida, l’Organisation des Nations unies spécialisée dans la lutte contre le sida, a critiqué en juin le système de surveillance mis en place par les autorités chinoises, qui ne permet pas d’avoir des chiffres fiables sur la contamination. Elle mentionnait également le manque de sensibilisation de la grande majorité de la population. La Chine a commencé l’an dernier à reconnaître timidement l’ampleur du problème, admettant notamment qu’au moins 100 000 paysans avaient été contaminés par le virus VIH après avoir vendu leur sang à des banques de sang illégales dans la province centrale du Henan. L’un des problèmes pour la Chine est le prix élevé des médicaments. Une trithérapie composée d’AZT et de deux autres médicaments coûte actuellement entre 240 et 360 dollars par mois, se révélant inaccessible pour la majorité des malades. C’est dans ce contexte que le gouvernement a lancé vendredi un ultimatum aux fabricants occidentaux de médicaments antisida, les menaçant de produire localement des médicaments en violant les brevets si leurs prix ne baissaient pas considérablement.
Reconnaissant officiellement qu’un million de Chinois étaient séropositifs ou malades du sida, la Chine a affirmé vendredi redouter une vaste épidémie et a enjoint les firmes pharmaceutiques occidentales de baisser les prix des médicaments antisida. « Si l’épidémie n’est pas enrayée efficacement, il y aura probablement dix millions ou plus de porteurs du virus ou de malades » à la fin de la décennie, a déclaré vendredi Qi Xiaoqiu, un haut responsable du ministère de la Santé, confirmant les projections alarmantes de l’Onu. Lors d’une conférence de presse, M. Qi a confirmé que le nombre de séropositifs et de malades s’élevait à un million fin juin, estimation régulièrement avancée par les experts chinois mais jusqu’à présent non reconnue publiquement par les autorités qui s’en tenaient au...
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