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INSOLITE Keiko le chanceux

Une proposition d’abattre Keiko, l’orque mâle vedette du film Sauvez Willy, au prétexte qu’il ne pourrait survivre à l’hiver dans le fjord norvégien où il a trouvé refuge, a provoqué une levée de boucliers en Norvège, l’un des seuls pays au monde à autoriser la chasse à la baleine. Un mois après avoir été remis en liberté en Islande, au terme d’un travail de réacclimatation qui a duré quatre ans et coûté près de 20 millions de dollars, Keiko (« le chanceux » en japonais) avait trouvé le chemin du fjord de Skaalvik, sur la côte ouest norvégienne. Identifié grâce aux capteurs dont il avait été équipé avant sa libération, le cétacé, qui a conservé de sa captivité le goût pour la compagnie humaine, batifole depuis dimanche avec les baigneurs locaux. « Il faudrait mieux l’abattre », a pourtant tranché Nils Oeien, un expert des baleines, qui estime que l’orque n’a que peu de chances de survivre à l’hiver norvégien. La proposition a provoqué un mini-tollé dans le royaume, où Keiko est devenu le protégé de la presse populaire. Celle-ci n’avait pourtant pas manqué de trouver paradoxal que le cétacé s’établisse dans le seul pays au monde, avec le Japon, à pratiquer la chasse à la baleine. « Il est hors de question d’abattre Keiko », a réagi Colin Baird, chef du programme de réacclimatation de l’orque, cité par l’agence norvégienne NTB. Ce programme n’a pas été conduit sans mal depuis que l’orque épaulard a été sauvé de la captivité dans laquelle il était confiné après être apparu dans les trois films de la série Sauvez Willy. L’animal de 25 ans, qui pèse entre 3 et 4 tonnes, avait été rapatrié par avion en Islande en 1998 à l’issue d’une campagne internationale pour le libérer. Il y était soumis depuis, dans une piscine géante, à un programme de retour à l’état sauvage. Prévue initialement pour juin 2000, puis sans cesse différée, la libération de Keiko est finalement intervenue cet été.
Une proposition d’abattre Keiko, l’orque mâle vedette du film Sauvez Willy, au prétexte qu’il ne pourrait survivre à l’hiver dans le fjord norvégien où il a trouvé refuge, a provoqué une levée de boucliers en Norvège, l’un des seuls pays au monde à autoriser la chasse à la baleine. Un mois après avoir été remis en liberté en Islande, au terme d’un travail de réacclimatation qui a duré quatre ans et coûté près de 20 millions de dollars, Keiko (« le chanceux » en japonais) avait trouvé le chemin du fjord de Skaalvik, sur la côte ouest norvégienne. Identifié grâce aux capteurs dont il avait été équipé avant sa libération, le cétacé, qui a conservé de sa captivité le goût pour la compagnie humaine, batifole depuis dimanche avec les baigneurs locaux. « Il faudrait mieux l’abattre », a...